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CSA: Sarkozy va choisir la fournée 2009. Promo UMP?

Ugo Palheta | Mardi 20 Janvier 2009 à 19:08 | Lu 11220 fois

Le Figaro explique sur quels critères les quatre prochains membres du CSA doivent être nommés d'ici au 23 janvier par la présidence de la République. Un article instructif bien décrypté par le site Acrimed: a priori, les proches de l'UMP partent avec un avantage certain...



(capture d'écran)
(capture d'écran)
Le 23 janvier 2009 arrivent à expiration les mandats de trois membres du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (Christian Duthoit, Agnès Vincent-Deray, Elizabeth Flury-Hérard). Comme il se doit et en toute indépendance, le choix des nouveaux « conseillers Â» revient au président de la République et aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat (Bernard Accoyer et Gérard Larcher). L’occasion pour Nicolas Sarkozy de redorer le blason d’indépendance de l’audiovisuel, peu après le vote au Parlement d’une loi l’autorisant à nommer lui-même le président de France-Télévision (cette loi étant à présent en discussion au Sénat) ? Non, semble-t-il, puisque les quatre « personnalités Â» pressenties pour intégrer cette « autorité administrative indépendante Â» (comme disent à l’unisson le Conseil d’Etat et le Conseil Constitutionnel) évoluent toutes dans le giron de l’UMP. Le Figaro du 12 janvier indiquait les noms de Françoise Miquel, Dominique Richard et Emmanuel Gabla, tandis que le Bulletin Quotidien mentionnait le 14 janvier celui de Dominique Paillé.

Un seul critère pour les nominations : appartenir à la mouvance UMP

Bien heureusement pour nous, Le Figaro – sous le titre « Suspens autour de la nomination des nouveaux membres du CSA Â» – se propose de nous éclairer sur les critères de désignation pour ces mandats de six ans. Ainsi est-il affirmé doctement : Â« La nomination des membres du CSA est toujours un délicat exercice d’équilibrisme. Le CSA étant soucieux de la parité, il faudra au moins une femme pour remplacer les deux qui quittent le régulateur de l’audiovisuel. Dans une perspective de convergence entre l’audiovisuel et les télécoms et donc d’un rapprochement entre le CSA et l’Arcep (régulateur des télécoms), l’arrivée d’un ingénieur serait souhaitée. Enfin, il faut des connaisseurs de l’audiovisuel public et du monde de la production audiovisuelle. Â»
Préférant exhiber le passé d’élu (« ancien député Â») de Dominique Richard et la compétence spécifique de Françoise Miquel (« chef de la mission de contrôle de l’audiovisuel public Â»), le journal de Serge Dassault – lui-même sénateur UMP – omet au passage et en toute indépendance que le premier est bien un ancien député UMP du Maine-et-Loire (battu en 2007), et que la seconde fut candidate (et échoua tout autant) aux élections législatives de 2007 pour le compte de… l’UMP.

Quant à Dominique Paillé, qui n’est pas évoqué dans Le Figaro, il est tout simplement – d’après le Bulletin Quotidien – « conseiller (relations avec les partis et organisations politiques) du président de la République Nicolas Sarkozy, porte-parole de l’UMP (depuis 2008), ancien député (UMP) des Deux-Sèvres Â». Encore faut-il préciser qu’il a lui-aussi été battu aux élections législatives de 2007. De sérieux gages d’indépendance dans un univers où pullulent connivences et complaisances de toutes sortes…

Lire la suite de cet article de Ugo Palheta sur le site Acrimed

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MOT-CLÉS : acrimed, csa, indépendance, sarkozy, ump


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