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C'est aujourd'hui ou jamais : Pas de Prix Nobel pour Obama!

Jeudi 10 Décembre 2009 à 17:01 | Lu 4731 fois I 25 commentaire(s)

Daniel Salvatore Schiffer - Tribune

Barack Obama va recevoir aujourd'hui même son prix Nobel de la Paix à Oslo. Quelques jours seulement après l'annonce de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, l'évènement semble encore plus paradoxal que lors de l'annonce du prix. Pour Daniel Salvatore Schiffer, le comité d'Oslo devrait lui refuser son prix.


Ainsi Barack Obama, chef des armées d’un  pays menant conjointement deux guerres aussi sanglantes qu’inutiles, l’une en Irak et l’autre en Afghanistan, recevra-t-il aujourd’hui, 10 décembre 2009, à Oslo, le prix Nobel de la paix.

Pour le moins paradoxale, cette gratification ! Car Obama a fait, ce mardi 1er décembre 2009, encore mieux que le déjà très guerrier, et honni de par le monde, Georges W. Bush : c’est trente mille soldats de plus qu’il envoie, pour satisfaire ses généraux, en Afghanistan. Et ce au prétexte grossièrement fallacieux qu’Al Qaïda, via les talibans, mettrait en péril, depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’intégrité de l’Amérique elle-même.

Pis : c’est vraiment nous prendre pour d’incurables naïfs, sinon pour de purs et simple imbéciles, que de nous faire croire que c’est pour mieux retirer, en juillet 2011, les cent mille soldats américains qu’il y aurait alors sur ce territoire, qu’il enverrait, un an avant à peine, ces nouvelles recrues. Et ce, au vu des millions de dollars que ce genre d’entreprise coûtera aux contribuables (américains et européens), en pleine période de crise économique !    

Je ne m’attarderai pas ici sur les motivations, d’ordre géostratégique, de pareille décision. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que celle-ci - la première, en outre, depuis qu’Obama a été « nobélisé » - paraît à l’évidence contradictoire, sinon incongrue, avec ce que l’on est en droit d’attendre, légitimement, d’un prix Nobel de la paix.

N’est-ce pas d’ailleurs Obama lui-même qui, le premier, s’étonna, très honnêtement, d’avoir été choisi, sur la base des seuls discours théoriques qu’il avait jusque-là tenus, comme lauréat de ce prix, confessant même qu’il ne le méritait pas… du moins, pas encore ?

Ainsi, à la lueur de ces derniers et très regrettables événements, faudrait-il le prendre, littéralement, au mot: qu’on lui retire immédiatement, séance tenante, son prix Nobel de la paix, qu’il vient ainsi, au prix d’un invraisemblable mépris à son endroit, de fouler aux pieds ! Un va-t-en-guerre de son espèce, le plus hypocrite de tous tant il cacha bien son jeu, ne mérite effectivement pas pareil honneur. Ce serait là faire injure, lui ôtant de surcroît le peu de crédibilité morale dont il jouit encore, à ce fameux prix.

Mieux : nous ayant ainsi là tous furieusement bernés, surtout ces millions d’Américains qui ont voté pour lui, ce démagogue hors pair devrait-il être poursuivi, en la circonstance, pour abus de confiance? D’autant qu’il avait promis exactement le contraire lors de sa campagne électorale : le retrait des troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan. Obama, ce fieffé menteur : bon pour une mise en examen de conscience !

Décidément, les membres du Comité d’Oslo n’ont vraiment pas de quoi se vanter, ni être fiers. A tout le moins doivent-ils se sentir, aujourd’hui, sinon honteux, du moins floués, voire volés : comme trompés, au pays du capitalisme sauvage et du mercantilisme tous azimuts, sur la marchandise, fût-elle politique.








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