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Bruni à Marrakech, Baudot à la Culture...

Philippe Cohen - Marianne | Mercredi 30 Décembre 2009 à 14:00 | Lu 21960 fois

Le coup de piston de Carla Bruni à son ami François Baudot, parrain de son fils, ne fait pas encore de vagues. Certes, l'Inspection des affaires culturelles n'est pas l'EPAD. Mais pour le reste, l'avis de la Commission chargée d'expertiser la nomination, que nous publions ci-dessous, est édifiant.



Bruni à Marrakech, Baudot à la Culture...
La nomination du fils Sarkozy à la tête de l'EPAD avait provoqué une véritable levée de boucliers. Celle, révélée par nos confrères du point.fr de François Baudot, le parrain du fils de Carla Bruni à l'administration des affaires culturelles (IGAC), suscite quelques murmures à peine. Certes, l'enjeu financier n'est pas le même : alors que la direction de l'EPAD permettait de cotoyer les  grands patrons du monde entier, le modeste statut d'inspecteur des affaires culturelles ne rapporte qu'environ 5 000 euros à son bénéficiaire, et le pouvoir d'influer y est sans aucun doute bien moins grand. Mais au moment où le Ministère supprime des centaines de postes à Beaubourg et ailleurs, le coup de piston fait tâche. D'autant que la méthode est un peu, comment dire, peu glorieuse.

Un, l'impétrant, dont le livre « l'art d'être pauvre Â» (1), confirme qu'il est bien dans le pétrin, avait - par avance - remercié Carla Bruni dans le livre.
Deux, la décision est prise un 23 décembre, au moment où les journalistes sont sur les pistes de ski ou dans leurs familles, ou les deux.
Trois, cette nomination s'effectue contre l'avis unanime de la commission chargée  d'expertiser ce type de promotion. Une note qui vaut son pesant de cacahuètes...


Bruni à Marrakech, Baudot à la Culture...

Le couple présidentiel se repose à Marrakech. Pour le moment, il n'y a pas eu la moindre réaction, officielle ou officieuse sur le sujet. Mais on connait la chanson. Que celui qui n'a jamais pistonné lève le doigt. Et puis, Elle, le journal où officia François Baudot comme grand reporter et conseiller, n'est-il pas un monument de notre culture nationale ?

(1) Nous reprenons le passage cité par SarkoFrance :

« Mon premier cri fut celui de l’horreur. Comprenez-moi. J’étais le premier mâle de la famille depuis 1908. On répétait, : il sera l’héritier. J’attendais donc la mort de mes parents. Elle ne s’est pas fait attendre. Enfin seul, libre, heureux comme un enfant triste, j’ai constaté que de notre fortune, minée par des placements catastrophiques, il ne restait plus rien. Mais rien, pour un adolescent, c’est déjà quelque chose. Ainsi ai-je commencé à cultiver L’art d’être pauvre. Enfermé au collège à sept ans, relâché à quinze, mon seul projet était d’oublier cette incarcération, en découvrant la grande vie. Préambule à ma course aux plaisirs, j’ai perdu mon pucelage avec une aristochatte. Elle tomba enceinte. J’ai alors essayé les garçons. Et bien, l’un dans l’autre, chaque côté à son charme. A New York j’ai parfait mon éducation de gentleman, en découvrant, dans la mouvance du Pop Art : Iggy Pop, Nico, Lou Reed, le Velvet Underground, les premiers bars cuir et surtout la factory, cÅ“ur vivant d’une avant-garde mondiale Â»."
François Baudot, L'Art d'Etre Pauvre.

(2) Nous avons demandé, en vain au Ministère de la Culture de confirmer l'athentification de ce document. Nous n'avons eu aucune réponse pour le moment.




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