Borloo-Guaino : y a du (Bor)loo dans l'gaz!
Jeudi 28 Juillet 2011 à 05:01 | Lu 10929 fois I 0 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, rédacteur en chef de Marianne2.fr et co-responsable du service politique... En savoir plus sur cet auteur
Dans une interview publiée dans le mensuel Causeur, le Conseiller spécial du président se montre peu amène envers la candidature putative de Jean-Louis Borloo à la présidentielle. Les deux hommes avaient pourtant de bonnes relations.
Dans une interview à notre confrère Causeur, Henri Guaino n'a pas souhaité de bonnes vacances à Jean-Louis Borloo : « J'ai beaucoup d'estime et d'amitié pour Jean-Louis Borloo. Mais que l'alliance des centres puisse incarner le gaullisme, ce serait quand même une première historique ! De toute façon, vos histoires de droite de gauche et de centre, ce n'est pas le sujet de la présidentielle qui est la rencontre d'un homme et d'un peuple. » Cette réponse faisait suite à une question d'Elisabeth Lévy notant que des d'ex-sarkozystes se revendiquant du gaullisme rejoignaient Borloo.
On a connu le conseiller du Président plus tendre avec le Président du Parti radical. Voici deux ans, Henri Guaino pensait que le Parti radical pouvait devenir un parti républicain « des deux rives » dont Borloo setait le chef. Le Président avait d'ailleurs encouragé les deux hommes sur cette voie. Pendant les longs mois - huit quand même ! - durant lesquels, après la raclée subie à l'UMP lors des élections régionales, le président était décider à changer de cavalier pour Matignon, Borloo a longtemps tenu la corde, et Henri Guaino trouvait à l'époque que c'était la meilleure solution. Il trouvait en l'avocat radical une sensibilité républicaine en phase avec sa vision des choses, et les deux hommes trouvent l'un comme l'autre plus que barbants les gnomes de Bercy : la ligne social-républicaine qu'ils voulaient impulser s'inscrivait contre les programmes d'austérité défendus à Bruxelles. Il avait trouvé en Claude Guéant un allié de poids mais surprenant - les deux hommes étaient comme chien et chat -.
Borloo semblait lui aussi apprécier le conseiller spécial du président. En juin 2009, il le soutient dans sa tentative désespérée de relancer l'Union pour la Méditerranée. Plus tard, en décembre 2010, Il l'invite à son dîner républicain, prélude à cette union des centres, qui semble si peu le séduire aujourd'hui.
Mais la pièce est finalement tombée du mauvais côté, appelé Patrick Buisson. Plus question de virage social ou de relance par l'écologie. Le rebond sarkozyste se ferait, comme en 2007, sur des thématiques proches du lepénisme : la sécurité, l'immigration. Dès lors, l'option Borloo a été écartée au profit de Fillon 4 ou 5 on ne sait plus tant les remaniements sont devenus un exercice banal sous le quinquennat. Et Henri Guaino ne juge plus l'ancien ministre aussi « gaullo-compatible » que par le passé. Sans trop l'accabler toutefois : il n'est pas question de couper les ponts avec un homme qui s'est plus ou moins engagé, en cas de danger mariniste à renoncer à une candidature qu'il n'a pas, pour le moment confirmée.
On a connu le conseiller du Président plus tendre avec le Président du Parti radical. Voici deux ans, Henri Guaino pensait que le Parti radical pouvait devenir un parti républicain « des deux rives » dont Borloo setait le chef. Le Président avait d'ailleurs encouragé les deux hommes sur cette voie. Pendant les longs mois - huit quand même ! - durant lesquels, après la raclée subie à l'UMP lors des élections régionales, le président était décider à changer de cavalier pour Matignon, Borloo a longtemps tenu la corde, et Henri Guaino trouvait à l'époque que c'était la meilleure solution. Il trouvait en l'avocat radical une sensibilité républicaine en phase avec sa vision des choses, et les deux hommes trouvent l'un comme l'autre plus que barbants les gnomes de Bercy : la ligne social-républicaine qu'ils voulaient impulser s'inscrivait contre les programmes d'austérité défendus à Bruxelles. Il avait trouvé en Claude Guéant un allié de poids mais surprenant - les deux hommes étaient comme chien et chat -.
Borloo semblait lui aussi apprécier le conseiller spécial du président. En juin 2009, il le soutient dans sa tentative désespérée de relancer l'Union pour la Méditerranée. Plus tard, en décembre 2010, Il l'invite à son dîner républicain, prélude à cette union des centres, qui semble si peu le séduire aujourd'hui.
Mais la pièce est finalement tombée du mauvais côté, appelé Patrick Buisson. Plus question de virage social ou de relance par l'écologie. Le rebond sarkozyste se ferait, comme en 2007, sur des thématiques proches du lepénisme : la sécurité, l'immigration. Dès lors, l'option Borloo a été écartée au profit de Fillon 4 ou 5 on ne sait plus tant les remaniements sont devenus un exercice banal sous le quinquennat. Et Henri Guaino ne juge plus l'ancien ministre aussi « gaullo-compatible » que par le passé. Sans trop l'accabler toutefois : il n'est pas question de couper les ponts avec un homme qui s'est plus ou moins engagé, en cas de danger mariniste à renoncer à une candidature qu'il n'a pas, pour le moment confirmée.
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