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Besson, Jouanno, Allègre: opération «sauvez Sarko»

Mercredi 31 Mars 2010 à 11:01 | Lu 13650 fois I 49 commentaire(s)

Lucie Soullier - Marianne

Chantal Jouanno se dégonfle, Eric Besson applaudit son président et Claude Allègre considère lui aussi que l'environnement ça commence à bien faire. Ce matin sur les radios, les trois mousquetaires sont intervenus pour remonter la cote présidentielle.


Désespoir, doutes, critiques…Les membres du gouvernement et de la majorité font trembler le royaume sarkozyste depuis quelques semaines. Le bouclier fiscal est critiqué jusque dans les rangs de l'UMP : Copé, Juppé, Longuet… Chaque jour, une nouvelle voix s’élève pour remettre en cause la réforme majeure du quinquennat présidentiel. Rien ne va plus en Sarkozye.

Mais sur les ondes matinales, des mains secourables se sont tendues. Eric Besson s’est révélé vacciné contre ce que Jean-Pierre Elkabbach s’est amusé à nommer le « virus du doute de la majorité ». Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a ainsi affirmé qu’il n'avait aucun doute sur la politique de Nicolas Sarkozy mais qu’il n’avait pas eu l’occasion de l’exprimer. Voilà qui est fait.

Au même moment sur RTL, Chantal Jouanno se déballonait et rentrait dans le rang. Après avoir crié son « désespoir » concernant l'abandon de la taxe carbone, la secrétaire d'Etat à l'écologie s'exprimait pour la première fois depuis son recadrage : es propos avaient choqué l'Ump et provoqué les foudres de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant,qui l'avait fortement incitée à « arrêter tout de suite [car] vous faites beaucoup de mal au Président ». Face à Jean-Michel Apathie, elle a donc joué la carte de celle qui a « peut-être été trop passionnée ».

Chantal Jouanno a donc d'abord relativisé ses propos, regrettant qu'ils aient « été mal compris » et affirmant que, « de toute façon, le désespoir ne peut être qu'un sentiment provisoire ». Bon début, Chantal, mais il faut plus qu'une contrition affichée pour gagner son retour en grâce auprès du Président. Dont acte. La ministre a bien compris qu'elle doit faire plus que « répéter qu'[elle] lui fait confiance ». Alors elle se met à lister tout ce qu'«il» a fait de bien et dont il faut « quand même se souvenir ! ». Et les exemples se succèdent « sur les OGM, l'interdiction d'une exploitation d'or dans les montagnes de Caux, le bonus-malus »... Et si ça ne suffit pas à prouver sa bonne volonté, elle applique la méthode Coué qui fonctionne toujours à l'UMP : « pas un mot de ce que j'ai dit n'était contre Nicolas Sarkozy ou contre la majorité ». Recadrage réussi, donc.

Le troisième mousquetaire était invité sur France Inter. Claude Allègre est lui aussi venu prêter main-forte à Nicolas Sarkozy. Il s'est ainsi lancé dans une démonstration sur les bienfaits de l'abandon de la taxe carbone. Et puisque le Président s'empêtre dans son Grenelle jusqu'à lâcher au salon de l'agriculture que « l'environnement, ça commence à bien faire », qui de mieux que le climatosceptique le plus médiatique de France pour démontrer que, lui, est plus que progressiste sur le sujet ? Un pour tous et tous pour Sarkozy! 










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