Besancenot prévoit l'embrasement social... pour ne pas parler sondages !
Mercredi 13 Mai 2009 à 11:54 | Lu 7315 fois I 72 commentaire(s)
Sylvain Lapoix
En fin d'accélération dans les sondages sur les intentions de vote aux européennes, le leader du NPA a joué sa carte favorite sur RTL : le Cassandre des conflits sociaux !
(photo : dierck schaeffer / flickr / cc - www.flickr.com/photos/dierkschaefer)
«Olivier Besancenot, qui n'a pas commenté les sondages, était l'invité de RTL.» Rarement conclusion de l'interview matinale de Jean-Michel Aphatie aura été aussi juste : alors qu'en février, l'enquête d'opinion de Paris Match notait la percée du Nouveau parti anticapitaliste dans les intentions de vote aux européennes, celui-ci s'est stabilisé… tandis que le Modem enregistre l'une des seules hausses. Alors, quand l'animateur de RTL note que seul Bayrou mène le débat, Besancenot écarte la question d'un simple «je ne suis pas dans cette compétition là». Mais alors, où est-il?
Comme les banlieues en 2005
Réponse : quand Besancenot est en mal d'assurance sur le terrain politique, il se réfugie sur le terrain syndical. Ceux qu'il dit incarner pendant ces élections, ce sont «les centaines de milliers et même les millions» qui se mobilisent. L'ennemi évoqué par le porte-parole du NPA, ce n'est pas Michel Barnier, c'est Christian Streiff, l'ex-patron de PSA et ses 4000€ de retraite quotidienne.
Soutenir les salariés, c'est une chose. Mais convaincre les hésitants de la gauche de voter pour ses candidats en est une autre. Et pour ça, rien ne vaut un bon coup de pétoche : «ça pourrait se terminer très mal, ce qu'on a vu à Continental, ça pourrait n'être que le début, annonce le leader anticapitaliste avant de donner le coup de grâce : ce qu'il va se passer dans les entreprises c'est ce qu'on a connu dans les quartiers populaires en 2005.» Seule solution pour Besancenot : que la gauche s'unifie pour soutenir le mouvement social. Et la main tendue de Royal qui propose la «réconciliation avec la radicalité qui se développe en Europe ?» «C'est pas vraiment le programme du PS», balaye le facteur anticapitaliste. C'est pas parce qu'on a des solutions qu'il faut oublier les élections européennes !
Soutenir les salariés, c'est une chose. Mais convaincre les hésitants de la gauche de voter pour ses candidats en est une autre. Et pour ça, rien ne vaut un bon coup de pétoche : «ça pourrait se terminer très mal, ce qu'on a vu à Continental, ça pourrait n'être que le début, annonce le leader anticapitaliste avant de donner le coup de grâce : ce qu'il va se passer dans les entreprises c'est ce qu'on a connu dans les quartiers populaires en 2005.» Seule solution pour Besancenot : que la gauche s'unifie pour soutenir le mouvement social. Et la main tendue de Royal qui propose la «réconciliation avec la radicalité qui se développe en Europe ?» «C'est pas vraiment le programme du PS», balaye le facteur anticapitaliste. C'est pas parce qu'on a des solutions qu'il faut oublier les élections européennes !
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