Besancenot à un doigt d'être candidat
Mardi 12 Janvier 2010 à 05:01 | Lu 10200 fois I 109 commentaire(s)
Tefy Andriamanana - Marianne
Suspens insoutenable lundi soir au Grand Journal de Canal+: Olivier Besancenot allait-il se déclarer tête de liste pour les régionales en Île-de-France ? Eh bien non.
Capture d'écran (archives) - Canal+
Il est arrivé en martyr de la cause des services publics. Le bras bandé, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, est venu lundi soir sur le plateau du Grand Journal de Canal+ raconter son arrestation musclée par la gendarmerie aux abords de l’Assemblée nationale le 15 décembre dernier. Avec des syndicalistes de Sud PTT, il voulait protester contre la réforme du statut de la Poste. Bilan : un doigt fracturé et une plainte contre la maréchaussée.
Mais rien n’arrête l’ardeur révolutionnaire du facteur de Neuilly, présent sur tous les fronts. Le 9 janvier, il était d’ailleurs à Pointe-à-Pitre pour manifester aux côtés des syndicalistes guadeloupéens du LKP pour réclamer l’application des accords sociaux signés en mars dernier.
La témérité de ce Che Guevara des temps modernes s'arrête là. Car dès qu'on lui pose une question un peu touchy, Olivier Besancenot esquive.
Est-il pour l’indépendance de la Guadeloupe ? Pas de réponse directe, il se contente de se dire pour « le droit à l’auto-détermination des peuples ». Renvoyer la responsabilité de la question aux Guadeloupéens, ça le rend plus démocrate et ça évite surtout de se mouiller sur une question hautement explosive.
Mais rien n’arrête l’ardeur révolutionnaire du facteur de Neuilly, présent sur tous les fronts. Le 9 janvier, il était d’ailleurs à Pointe-à-Pitre pour manifester aux côtés des syndicalistes guadeloupéens du LKP pour réclamer l’application des accords sociaux signés en mars dernier.
La témérité de ce Che Guevara des temps modernes s'arrête là. Car dès qu'on lui pose une question un peu touchy, Olivier Besancenot esquive.
Est-il pour l’indépendance de la Guadeloupe ? Pas de réponse directe, il se contente de se dire pour « le droit à l’auto-détermination des peuples ». Renvoyer la responsabilité de la question aux Guadeloupéens, ça le rend plus démocrate et ça évite surtout de se mouiller sur une question hautement explosive.
« Vous le saurez, après la pub »
Mais Besancenot sait aussi ménager le suspens. La grande question de ce Grand Journal était de savoir s’il serait tête de liste du NPA pour les Régionales en Île-de-France. Après le récit de son arrestation et de son épopée outre-mer, on allait enfin savoir. Enfin… après la publicité, annonce Michel Denisot.
Fin de la pub. Retour sur le plateau, avec la séquence « la Petite question » de Bruno Donnet. Le leader trotskiste est interrogé sur la faiblesse de la gauche radicale liée à son refus de tout accord au plan national entre les différentes forces en présence. La base de son parti semble le désavouer sur ce sujet puisque dans plusieurs régions, comme l’avait montré Marianne2, des négociations sont en cours au niveau local pour mener des listes unitaires.
Là encore, Besancenot répond à côté. Il préfère fustiger le mode de scrutin unitaire qui l’empêcherait d’avoir des députés à l’Assemblée : « Il y aurait la proportionnelle, on aurait des élus ».
Arrive — oui, tout arrive — la question sur sa candidature. Et la réponse. « J'ai envie de prendre part à une campagne, ensuite il y a une question de dispositif », explique Besancenot, renvoyant à une décision de son parti « la semaine prochaine ». Tout ça pour ça!
Alors Olivier, on se dit chef de parti et on n'est même pas foutu de synchroniser ses réunions avec le Grand journal de Canal Plus! A moins que ce suspens infernal ne soit destiné qu'à faire grimper la température — et la motivation — chez les militants NPA. Bref, Besancenot se fait prier pour assurer son leadership…
Fin de la pub. Retour sur le plateau, avec la séquence « la Petite question » de Bruno Donnet. Le leader trotskiste est interrogé sur la faiblesse de la gauche radicale liée à son refus de tout accord au plan national entre les différentes forces en présence. La base de son parti semble le désavouer sur ce sujet puisque dans plusieurs régions, comme l’avait montré Marianne2, des négociations sont en cours au niveau local pour mener des listes unitaires.
Là encore, Besancenot répond à côté. Il préfère fustiger le mode de scrutin unitaire qui l’empêcherait d’avoir des députés à l’Assemblée : « Il y aurait la proportionnelle, on aurait des élus ».
Arrive — oui, tout arrive — la question sur sa candidature. Et la réponse. « J'ai envie de prendre part à une campagne, ensuite il y a une question de dispositif », explique Besancenot, renvoyant à une décision de son parti « la semaine prochaine ». Tout ça pour ça!
Alors Olivier, on se dit chef de parti et on n'est même pas foutu de synchroniser ses réunions avec le Grand journal de Canal Plus! A moins que ce suspens infernal ne soit destiné qu'à faire grimper la température — et la motivation — chez les militants NPA. Bref, Besancenot se fait prier pour assurer son leadership…
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