Google peut valider l’originalité de la pensée de cet homme d’idées. Voilà un marqueur impartial. Le premier chapitre s’insurge contre la « vague populiste ». Interrogé sur l'association « vague populiste » le moteur de recherche nous sort 334 000 résultats en 0,23 secondes. Ca fera un de plus. Autres sources, d’après le site du Monde, le mot « populiste » a été utilisé dans 398 éléments publiés depuis un an. Si on comprend bien, dans le journal de référence, plus d’un article par jour utilise le mot. Pas très original le gendre.
Dans le deuxième chapitre, notre génie, emploie le nous collectif pour ne pas utiliser le mot de classe dominante ou prédatrice. En effet, comment comprendre le « nous » à propos de la mondialisation dans la phrase : « Ivres de notre sentiment de puissance, nous pensions nous assurer ainsi des profits maximum et les prix les plus bas ». En effet pour les prix les plus bas, le nous pourrait englober l’ensemble de la nation, mais les « profits maximum » n’intéressent que
la classe sociale de notre auteur.
Pour le reste un ensemble de banalités que notre ami doit entendre dans les dîners mondains.
Evidemment notre avocat d’affaires regrette l’absence de fédéralisme européen. Le moteur du site internet du PS et celui de l’UMP risquent de montrer l’absence d’originalité de cette envolée lyrique. Par respect pour l’auteur nous n’en abuserons pas.
« La campagne présidentielle qui s'ouvre ne doit conduire à flatter ce populisme qui a désormais trouvé avec l'anti-mondialisation son corpus idéologique ». Quelle originalité ! Cela ressemble à du Alain Minc, à moins que ce soit du Jacques Attali. Non ! Vous trouverez cela dans une chronique d’Alain Duhamel, ou de Serge July. On ne sait plus. Mais si ça me revient. C’est sûrement du Serge July. Oui ça doit être lui.
Notre homme ne se mouille pas. Il ne faut pas insulter l'avenir. Il propose de « remettre en cause des tabous de droite comme de gauche ». Suivi d'une charge contre « l'impasse des 35 heures »… Puis un hommage à Nicolas Sarkozy. Belle maman apréciera ! Il va falloir « travailler plus pour cotiser plus ».
Et comme toujours ça se termine par le mot « effort ». Des efforts pour qui ? On ne le saura pas, mais on s’en doute un peu.