La démondialisation mérite mieux

Un bon discours mais un mauvais meeting. Voilà en quelques mots résumée la soirée qu’Arnaud Montebourg vient d’organiser au Dejazet hier soir pour lancer sa campagne des primaires.



Erreurs de casting

( Photo Marianne2 )
( Photo Marianne2 )
« Une kermesse ! non, du patronage ! » condamne notre voisine. A la sortie dans la queue certaines critiques sont encore plus violentes : « Un rendez-vous de has-been ».  Les principaux soutiens à Arnaud Montebourg ne sont pas au niveau. Roland Castro n’est plus tout jeune, Géraud Gibert n’est pas un as de la parole. Sihem Habchi et Christiane Taublira n’ont pas grand-chose à dire sur la mondialisation et encore moins sur la démondialisation. On ne parlera pas du discours de Laurianne Deniaud par respect pour la jeunesse. Pendant une heure et demie chacun y est allé de sa petite histoire. A croire que personne n’avait lu « Voter pour la démondialisation ». Même la responsable du programme était mutique. Frédérique Bredin s’est contentée d’énumérer les échecs de la gauche. La liste est longue mais connue. L’ancienne directrice générale de Lagardère Active avait besoin de se les remettre en bouche. En revanche rien sur le programme de son héros. Notre Inspectrice des Finances y croit-elle vraiment ? L’avait-elle même feuilleté ? On peut en douter.

Preuve s’il en est de l’échec de cette partie de la réunion, Olivier Ferrand, le patron de Terra Nova a assisté au début du meeting plutôt à l’aise, alors que ses idées sont aux antipodes du programme montebourien.

Cassen et Montebourg sortent du lot

Seul Bernard Cassen sort du lot. Dommage qu’il ne fasse pas parti du « staff » de campagne. Le fondateur d’Attac, l’ancien directeur général du Monde diplomatique rappelle la vertu de la démondialisaiton, un concept géographique qui tend « à ce que le périmètre de la prise de décision démocratique coïncide le plus possible avec celui de la capacité de régulation des flux économiques et financiers ». Il a aussi décomplexé l’assistance en rappelant que « ce n’est pas parce que Marine Le Pen dit que deux et deux font quatre que nous devons dire qu’ils font cinq ». Petit problème c’est qu’à la sortie l’intellectuel rappelle qu’il votera Mélenchon au premier tour, « même si je voterai pour la démondialisation au primaire ».

La soirée, cependant, a été sauvée par le discours d’Arnaud Montebourg, qui a été à la hauteur de l’événement et de la patience de ceux qui sont restés jusqu'au bout pour l'écouter. Percutant, travaillé, notre homme semble maîtriser son idée. Passant du concept : « Celui qui ne produit pas est entre les mains de celui qui produit », au vécu « dans mon département 10 % des agriculteurs vivent du RSA », du bel ouvrage convaincant. Le fondateur de Des idées et des rêves n'hésite pas à aller disposer le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy (Henri Guaino), parmi la liste des partisans de la démondialisation, les Emmanuel Jacques Sapir et autres Frédéric Lordon.
Le député de terrain a su aussi mobiliser de puissantes intelligences pour appuyer son propos, comme cette phrase d'Habermas, qu'il a d'ailleurs répété mardi 28 juin au matin sur France Inter : « La mondialisation c'est la perte du pouvoir d'achat du bulletin de vote. » La démondialisation a-t-il ajouté, c'est le contraire, nous récupérons enfin«  le droit de choisir ». Il a rappelé, à l'adresse de ses concurrents socialistes toujours respectueux de la banque qu'après la crise de 1929, Franklin Roosevelt a su éviter le fascisme aux Américains en interdisant aux banquiers « la spéculation avec l'argent des autres ».

Si Thierry Mandon et Aquilino Morelle sont responsables de l’organisation et du casting, y compris le clip de campagne « à l'américaine », comme il se doit mais qui ne surprendra guère (voir ci dessous). Il faut se mettre à travailler. Il est urgent de changer de catsting. Le porte plume de l’ex premier ministre n’a pas été capable de créer l’événement. C’est dommage, La démondialisation mérite mieux. L’idée est là, reste à étoffer l’équipe, se recentrer sur les intellectuels de la bande. Comme disait si bien hier soir Roland Castro : « gérer sans projet ça ne marche plus ». 


Mardi 28 Juin 2011
Bertrand Rothé


1.Posté par Marie Anne le 28/06/2011 13:27
Une découverte ce Montebourg....! il "soulage" ! ceux qui l'écoutent se sentent compris... Enfin ! Il lui reste à se départir de son petit ton "Neuill Auteuil Passy" qui fait que depuis toujours il passe pour un "loin du peuple"... et qui fait que je ne l'avais, personnellement , JAMAIS écouté, trop évocateur de la trahison "caviar" a laquelle je l'assimilais....

C'est tout le contraire en réalité...!!! reste à savoir si la presse ne va pas l'étouffer... Courage Arnaud... on s'en fout des meetings "pas réussis " ce qui compte c'est votre programme et il a belle allure !

2.Posté par graoum le 28/06/2011 14:05
Taubira pas grand chose à dire sur la démondialisation ? on a pas dû entendre le même discours :)
http://graoum.fr

3.Posté par loco caballero le 29/06/2011 09:13
Il est clair que le discours de Montebourg doit décoiffer au sein de PS! Pour l'essentiel, Mélenchon et Montebourg disent la même chose. Ces deux-là auraient intérêt à s'entendre rapidement, afin de ne pas nous obliger à choisir entre eux deux en 2012, si par extraordinaire Montebourg remportait la primaire socialiste! En attendant je m'apprête à aller voter pour Montebourg aux primaires du PS et, si rien de nouveau ne se produit d'ici là, Mélenchon au premier tour de 2012… pour en être finalement réduit à voter Hollande (ou Aubry?) au second tour. En d'autres termes, je voterai pour un Président qui continuera de s'agenouiller devant le pouvoir des banques et qui traînera cette casserole: avoir bafoué la démocratie en refusant la victoire du NON au référendum sur le traité constitutionnel… Ce qui me conduit à me poser la question: quelle est cette maudite fatalité qui fait que jamais ne nous est vraiment proposé, à la présidentielle, un candidat crédible réellement alternatif? Certes, contre Sarkozy l'hésitation n'est pas de mise, mais sur le fond peut-on parler de véritable clivage entre l'idéologie mondialiste de droite et l'idéologie mondialiste de gauche. Pourtant, il semble bien que cet électorat qui avait majoritairement voté NON au référendum (et que les ouistes ont voulu culpabiliser parce que la majorité nonniste semblait faite de bric de gauche et de broc d'extrême-droite) me paraît attendre un candidat qui sans complexe, balayant provisoirement tous les sujets qui divisent, propose un plan audacieux, clair et solidement étayé, de sortie de la mondialisation. Je trouve dérisoire que certains se mobilisent aujourd'hui (et fassent du "lobbying") pour permettre que les homos se fassent des poutous devant Monsieur ou Madame le Maire, ou encore pour que l'on sorte du nucléaire en 2020 plutôt qu'en 2030…… Bref, alors que tout le système menace de s'écrouler à cause de la folie et de la voracité des banques comme jadis Constantinople sous la pression des Turcs, nos prêtraillons des chapelles de gauche en sont encore à discuter du sexe des anges!

Prenons garde que l'électorat anti-mondialiste ne finisse par trouver plus cohérent et efficace le discours et la démarche de l'hérésiarque d'extrême-droite…

Il y avait une solution: organiser une primaire de toute la gauche! Honte à tous ceux qui ont empêché que cela ne se fasse…

4.Posté par Ribes Gilbert le 29/06/2011 11:15
Gilbert Ribes. Le 6 juin 2011.

REGULATION DES ECHANGES COMMERCIAUX INTERNATIONAUX.

LA PAIX SOCIALE ET L’INDEPENDANCE ECONOMIQUE DE L’UNION EUROPEENNE SONT MENACEES.
La paix sociale par une situation économique et sociale alarmante:22 millions de chômeurs,80 millions de pauvres, stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, développement du travail précaire, apparition de travailleurs pauvres, creusement des inégalités de revenus, surendettements publics.
L’indépendance économique par la désindustrialisation, des surendettements publics largement financés par des non-résidents, des réserves de change considérables accumulées par certains pays tiers (3.000 milliards de dollars par la Chine), sources de crises monétaires et de conflits potentiels pour le contrôle des matières premières, des réseaux logistiques et des entreprises européennes).
LA LIBRE CONCURRENCE MONDIALE EST LA CAUSE MAJEURE DE CETTE SITUATION.
La libre concurrence entre les entreprises et les salariés des pays développés d’une part, des pays émergents d’autre part, est la cause majeure de cette situation.
Concurrence inéquitable du fait de normes sociales et environnementales radicalement différentes, d’où des coûts horaires de main d’œuvre plus de 9 fois inférieures (avec une productivité industrielle équivalente) qui ont provoqué des délocalisations et des pertes d’emplois massives dans l’Union Européenne.
Concurrence déséquilibrée :ces pertes d’emplois auraient pu être compensées partiellement si les échanges commerciaux avec les pays émergents avaient été équilibrés :équilibrés avec certains pays (dont l’Inde), ces échanges sont très déséquilibrés avec d’autres pays (dont la Chine), qui ont fondé leur croissance sur les exportations plutôt que sur leur demande intérieure et accumulé d’énormes réserves de change en vue de leur développement futur.
L’absence de régulation monétaire internationale et les failles de la régulation financière internationale ont aggravé la situation.
RENAISSANCE DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI DANS L’UNION EUROPEENNE.
Pour assurer la paix sociale, le premier impératif pour l’Union Européenne est de créer les conditions du plein emploi et de l’amélioration du pouvoir d’achat de tous ses habitants.
Pour garantir son indépendance économique, l’Union Européenne doit être en mesure d’équilibrer durablement sa balance des paiements courants et de rembourser ses dettes publiques et ses dettes extérieures.
Elle ne pourra pas atteindre ces deux objectifs sans une renaissance industrielle, indispensable pour équilibrer sa balance commerciale et pour employer sa main d’œuvre peu qualifiée.
Il serait illusoire de croire que la recherche et l’innovation y suffiront. En effet la plupart des nouveaux produits conçus dans les pays développés sont fabriqués dans les pays émergents dès leur apparition (ex.nouveaux produits d’Apple, Dell, Sony ou HP). D’autre part certains pays émergents disposent d’un réservoir d’ingénieurs et de techniciens qui leur permet de développer les hautes technologies nécessaires dans la plupart des domaines industriels (spatial, ordinateurs, portables, smartphones, panneaux solaires,éoliennes, centrales nucléaires coréennes, TGV chinois). Sans compter, grâce à leurs réserves de change, le rachat par certains pays émergents d’entreprises occidentales qui, outre des marques et des réseaux commerciaux, leur apportent certaines technologies qui leur font encore défaut (ex :les rachats de Volvo, Jaguar, Land-Rover et Saab par des entreprises chinoises ou indiennes ne devraient pas tarder à faire souffrir les salariés des usines européennes de la filière automobile).
Le dernier avantage compétitif des pays développés par rapport à certains pays émergents (la recherche et l’innovation) est donc en voie de disparition rapide. Subsistera alors, pendant de longues années, l’avantage compétitif de ces pays :des coûts de main d’œuvre très inférieurs, avec une productivité industrielle équivalente (un grand pays comme la Chine bénéficiera de deux atouts supplémentaires :un marché intérieur et un réservoir de main d’œuvre deux fois plus importants que ceux de l’Union Européenne).
L’Union Européenne ne pourra donc se réindustrialiser et atteindre ses objectifs (paix sociale et indépendance économique) qu’en instaurant un protectionnisme commercial vis-à-vis des pays dont la balance des paiements courants avec l’Union Européenne est largement excédentaire, aussi longtemps que ces pays ne respecteront pas les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT et des normes environnementales et juridiques comparables à celles de l’Union Européenne.
Ce protectionnisme commercial, « raisonnable et raisonné », prôné par Maurice Allais (Prix Nobel d’Economie) et un nombre croissant d’économistes (y compris libéraux) et de responsables politiques européens, est contesté par les partisans d’un libre-échange mondial non régulé, inéquitable et déséquilibré, au premier rang desquels les entreprises financières et les firmes transnationales qui en tirent le plus grand profit.
CONSULTATION POPULAIRE SUR LE COMMERCE INTERNATIONAL.
Les élections présidentielles et législatives qui auront lieu dans l’Union Européenne en 2012 et au-delà doivent être centrées sur l’emploi, le pouvoir d’achat et le désendettement, c’est-à-dire la sortie de crise. Elles doivent donc être l’occasion de trancher le débat sur une nouvelle régulation des échanges commerciaux internationaux, d’approfondir les questions soulevées en 2005 lors du rejet du Traité Constitutionnel Européen et d’offrir une solution alternative à l’abandon de l’euro (qui affaiblirait l’Europe face à la Chine et aux Etats-Unis).
Pour lancer le débat sur une nouvelle régulation du commerce international et amener les dirigeants politiques européens à s’engager publiquement sur ce sujet, nous avons décidé d’organiser une consultation populaire européenne avant les élections présidentielles et législatives qui auront lieu dans l’Union Européenne en 2012 et au-delà.
La proposition qui serait soumise à cette consultation populaire serait la suivante :
« Taxer ou contingenter les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires, aussi longtemps qu’ils ne respecteront pas :
-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU (articles 2 à 15)
-Les Conventions Fondamentales de l’OIT (C87, C105, C138, et C182 notamment)
-Des Normes environnementales et sanitaires comparables à celles de l’Union Européenne
et qu’un nouveau Système Monétaire International ne sera pas mis en œuvre ».
Le Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne offre deux possibilités :
-adresser une Pétition au Parlement Européen, conformément à l’article 227
-adresser une Initiative Citoyenne Européenne à la Commission Européenne, conformément à l’article24.
Nous mettrons en œuvre les deux possibilités.
Toutefois l’Initiative Citoyenne Européenne n’étant pas applicable avant février 2012, nous lancerons une procédure préalable afin d’accélérer le lancement du débat. Cette procédure préalable respectera au plus près les règles fixées par le Règlement du Parlement et du Conseil relatif à l’Initiative Citoyenne Européenne, visera les mêmes objectifs et permettra de préparer dans les meilleures conditions le lancement officiel de l’Initiative Citoyenne Européenne, dès qu’elle sera applicable.

RIBES Gilbert. Le 11 juin 2011.


NOUVEAU SCHEMA DE REGULATION DES ECHANGES COMMERCIAUX INTERNATIONAUX.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale les américains avaient,dans le cadre du Plan Marshall, aidé les pays européens à se reconstruire et à se hisser,en quelques années(les « 30 Glorieuses »), à leur niveau de développement,par un transfert massif de capitaux et de technologies.Mais ils avaient maintenu des barrières douanières pour ne pas ouvrir leur pays à une concurrence inéquitable, tout en y trouvant l’opportunité de favoriser leur croissance et leur emploi et de conquérir des positions durables dans l’économie européenne.Cet exemple peut servir de modèle pour concevoir un nouveau schéma de régulation des échanges commerciaux internationaux,une nouvelle organisation de la mondialisation.

Cette organisation serait fondée sur des ensembles homogènes de pays ayant des normes sociales,environnementales,sanitaires et juridiques comparables.A l’intérieur de chaque ensemble la libre concurrence serait la règle.A l’extérieur,chaque ensemble serait en droit de se protéger contre la concurrence inéquitable d’un autre ensemble dont les normes sociales, environnementales et sanitaires ne sont pas comparables, induisant des écarts de coûts importants, ou dont les normes juridiques empêchent une juste réciprocité.

Chaque pays aurait intérêt à se regrouper avec des pays ayant des normes comparables pour créer un marché interne suffisamment vaste pour soutenir sa production et suffisamment équilibré pour que la concurrence interne soit équitable et bénéfique pour tous les partenaires de l’ensemble.

Le développement économique de chaque ensemble serait fondé prioritairement sur sa demande intérieure(c’est-à-dire la satisfaction des besoins des populations locales) et non pas sur les exportations vers les autres ensembles.Il viserait à lui assurer la plus grande autonomie économique possible et à permettre,au sein de chaque ensemble, la promotion des normes sociales, environnementales,sanitaires et juridiques les plus élevées. Les échanges commerciaux entre les différents ensembles seraient limités à la satisfaction des besoins qui ne peuvent pas être satisfaits en interne.L’objectif serait que ces échanges soient équilibrés.

Ces ensembles pourraient être régionaux,sur le modèle de l’Union Européenne,du Mercosur ou de l’Asean.Mais ils pourraient s’étendre à des pays plus lointains dès lors que les normes y seraient comparables ;c’est ainsi que l’Union Européenne,les Etats-Unis et le Japon pourraient faire partie du même ensemble,sous réserve d’un accord sur leurs politiques commerciales extérieures vis-à-vis des autres ensembles.

Ce schéma pourrait évoluer,à terme,jusqu’à une libéralisation complète des échanges commerciaux au niveau mondial, dès lors que les normes sociales,environnementales, sanitaires et juridiques finiraient par converger.

La mise en œuvre d’un nouveau système de régulation monétaire internationale (taux de change,gestion des réserves de change,mécanisme de rééquilibrage des balances de paiements courants,contrôle de la création monétaire)devrait accompagner cette nouvelle régulation des échanges commerciaux internationaux,tant à l’intérieur de chaque ensemble qu’entre les différents ensembles.

CONSEQUENCES DE CETTE NOUVELLE REGULATION DES ECHANGES COMMERCIAUX INTERNATIONAUX.

Cette nouvelle régulation provoquerait une renaissance de l’industrie dans l’Union Européenne.Cette réindustrialisation entraînerait une forte croissance des créations d’emplois,une augmentation des recettes fiscales et sociales et une réduction des déficits ,des endettements publics et des dettes extérieures et permettrait à l’Union Européenne de sortir de la crise.

Cette nouvelle régulation freinerait l’accumulation de réserves de change par les pays émergents qui ont fondé leur croissance sur les exportations et conduirait ces pays à accélérer la croissance de leur demande intérieure, de l’emploi et du pouvoir d’achat de leurs concitoyens qui ne bénéficient pas encore des retombées de leur croissance économique. Pour y parvenir ils seraient amenés à renforcer et généraliser leur système de protection sociale( santé, retraites, gratuité de l’enseignement)pour réduire le taux d’épargne des ménages(40 % pour les ménages chinois) et à accélérer le relèvement des salaires (troisième principe du « fordisme »).Pour un pays comme la Chine,il n’y a d’ailleurs pas d’autre solution ,face à la nécessité, sociale et politique, de créer 30 millions de nouveaux emplois par an.Un yuan rendu convertible et réévalué dans le cadre d’un nouveau Système Monétaire International devrait accompagner ces évolutions.


CALENDRIER DE MISE EN ŒUVRE DE CETTE NOUVELLE REGULATION DES ECHANGES COMMERCIAUX INTERNATIONAUX.

Cette nouvelle régulation des échanges commerciaux internationaux serait mise en œuvre progressivement,après une phase de concertation et de négociation au sein des instances internationales :Union Européenne et autres ensembles régionaux existants ou à créer,G 20, ONU et autres instances multilatérales existantes(ex.OMC,OIT) ou à créer(ex.OME,OMPI).

Cette phase de concertation et de négociation devrait permettre :
-d’éviter tout enchaînement de ripostes à des décisions unilatérales
-d’éviter une déstabilisation brutale des économies émergentes
-de réaliser les investissements industriels nécessaires dans les pays développés
-de définir les contours d’ ensembles régionaux homogènes
-de préparer la mise en œuvre d’un nouveau système monétaire international.
Un délai maximum de 2 ans serait fixé pour l’aboutissement de cette phase.

Une période de transition pourrait suivre pour permettre :
-aux pays émergents d’adapter leurs économies aux nouvelles règles,c’est-à-dire de substituer la croissance de leur demande intérieure à la décroissance de leurs exportations vers les pays développés
-aux pays développés de réaliser la montée en puissance de leurs productions,afin de substituer celles-ci à leurs importations provenant des pays émergents.

Les nouvelles règles de régulation devraient être fixées pour une période minimum(comprise entre 10 et 20 ans),afin de donner aux investisseurs un horizon suffisant pour justifier leurs investissements industriels dans les pays développés.


















5.Posté par Air One le 29/06/2011 13:48
Cassen a tout résumé en une phrase. J'aime aussi Montebourg mais il est ultraminoritaire au PS et l'a toujours été.
C'est au Front de Gauche, et plus particulièrement au Parti de Gauche que les choses concrêtes se font désormais. Montebourg a tort de penser qu'il arrivera à faire muter le PS de l'intérieur, presque tous les partis socialistes d'Europe sont devenus sociaux-libéraux. Il est jeune, talentueux, intelligent, il devrait rejoindre le PG aux côtés de Mélenchon, il a de l'avenir et il y a de la place pour son intelligence.

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Bertrand Rothé
Bertrand Rothé
Bertrand Rothé
Bertrand Rothé, certifié en cuisine, a des aptitudes professionnelles en économie, puis que la faculté l’a Agrégé. Il enseigne à l’Université de Cergy-Pontoise.

Il vient de publier au Seuil avec Gérard Mordillat "Il n'y a pas d'alternative ; Trente ans de propagande économique" au Seuil. Son précédent ouvrage, "Lebrac, trois mois de prison" (Seuil, 2009) a reçu le prix Jean-Baptiste Botul.

Son projet :

Plus j’essaie de comprendre comment fonctionne la science économique, plus j'ai le sentiment que cette science est le moyen d’imposer le point de vue d’une minorité sous le couvert de rationalité. Cette science se développe pour contourner la démocratie. Elle permet d’imposer à tous, la volonté d'un petit groupe d'individus. "il n’y a pas d’alternative" est devenue le leitmotiv conclusif de très nombreux économistes. On essaie de vous faire croire, de nous faire croire que tout est économique, et que la rationalité économique – la Raison, autrement dit, seule, unique et indiscutable – impose d'elle-même les décisions.
C’est souvent faux. Il y a des alternatives.
Avec ce blog, je veux montrer et démontrer que de très nombreuses analyses et décisions économiques dissimulent en fait un point de vue politique, le point de vue d’un groupe qui essaie de se défendre ou de conquérir un peu plus de pouvoir.

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