Bertrand/Copé, un vrai-faux match qui traîne en longueur
Mercredi 3 Novembre 2010 à 14:01 | Lu 6408 fois I 19 commentaire(s)
Elodie Carcolse - Marianne
Annoncé depuis des mois, le remaniement ministériel ne devrait plus tarder, et, par extension, sceller le sort de Xavier Bertrand à la tête de l'UMP. Dans les startings block, Jean-François Copé affiche son ambition de lui succéder. Il se positionne en véritable leader de l'UMP, laissant à Bertrand le soin de jouer au futur Ministre de l'éducation.
capture d'écran - dailymotion
Ce n’est plus un secret – si tenté que cela l’ait été un jour – Jean-François Copé veut ravir la tête de l’UMP. Du moins y être nommé par le Président de la République, lui rappelle sans cesse et malicieusement un Xavier Bertrand à priori sur le départ. Et une fois de plus, les meilleurs ennemis se retrouvaient en concurrence radiopghonique frontale lors des interviews matinales, respectivement sur RTL et RMC.
Le futur ex-secrétaire général de l'UMP venait défendre les propositions du parti sur l’Education, en marge des conventions thématiques organisées pour préparer le projet de la droite pour la présidentielle. Malheureusement pour lui - et comme lui rappelle gentiment Philippe Corbet -, il s’est fait « couper l’herbe sous le pied » voila une semaine par ce cher Jean-François Copé et sa proposition d’instaurer un examen de passage avant l’entrée en 6ème pour s’assurer que les élèves possèdent tous les fondamentaux requis: lire, écrire, compter. Fuyant la polémique, Xavier Bertrand rétorque qu’il préfère parler de «complémentarité» plutôt que de rivalité. Mais il n'oublie pas au passage de rappeler qu'à ses yeux un tel examen arriverait bien trop tard, les élèves devant acquérir ces fondamentaux dès la fin du CE1. Le marquage se fait à la culotte, mais le duel entre « gentleman » est à fleurets mouchetés : surtout ne pas sortir du cadre avant la redistribution des postes.
Mais Xavier Bertrand, dont le bilan à la tête de l’UMP est plus que mitigé, souhaite montrer que lui aussi travaille et est force de propositions sur ce sujet « sérieux » : « collège unique » remplacé par le « collège pour chacun », instauration d'une « charte » vestimentaire dans les établissements scolaires, etc. Le secrétaire général de l’UMP postulerait pour un poste de Ministre de l’éducation qu’il ne s'y prendrait pas autrement… Affaibli, reverrait-t-il ses ambitions à la baisse ?
Le futur ex-secrétaire général de l'UMP venait défendre les propositions du parti sur l’Education, en marge des conventions thématiques organisées pour préparer le projet de la droite pour la présidentielle. Malheureusement pour lui - et comme lui rappelle gentiment Philippe Corbet -, il s’est fait « couper l’herbe sous le pied » voila une semaine par ce cher Jean-François Copé et sa proposition d’instaurer un examen de passage avant l’entrée en 6ème pour s’assurer que les élèves possèdent tous les fondamentaux requis: lire, écrire, compter. Fuyant la polémique, Xavier Bertrand rétorque qu’il préfère parler de «complémentarité» plutôt que de rivalité. Mais il n'oublie pas au passage de rappeler qu'à ses yeux un tel examen arriverait bien trop tard, les élèves devant acquérir ces fondamentaux dès la fin du CE1. Le marquage se fait à la culotte, mais le duel entre « gentleman » est à fleurets mouchetés : surtout ne pas sortir du cadre avant la redistribution des postes.
Mais Xavier Bertrand, dont le bilan à la tête de l’UMP est plus que mitigé, souhaite montrer que lui aussi travaille et est force de propositions sur ce sujet « sérieux » : « collège unique » remplacé par le « collège pour chacun », instauration d'une « charte » vestimentaire dans les établissements scolaires, etc. Le secrétaire général de l’UMP postulerait pour un poste de Ministre de l’éducation qu’il ne s'y prendrait pas autrement… Affaibli, reverrait-t-il ses ambitions à la baisse ?
Copé : merci de ne pas me confondre avec Borloo...
A l'inverse, Jean-François Copé intervient sur tous les sujets, s’imposant, lui, comme un potentiel « ministre du parti UMP ». Grâce à son club « Génération France » qui fonctionne comme une véritable machine de guerre à son service, il garde en permanence un coup d'avance. Ainsi au début du mois d’octobre, il soumet son programme pour la croissance lors du 4ème forum de Génération France » avec toute une série de propositions économiques et fiscales qui signait le retour de la « TVA sociale » notamment. Il se trouve également un allié étonnant en la personne de Manuel Valls sur le thème de la sécurité ou organise des débats rassemblants des soutiens tels que Laurence Parisot, Luc Chatel et bien d'autres.
Ce matin encore, au micro de RMC, le président du groupe UMP à l’Assemblée, était sur tous les fronts, exposant ses idées sur des sujets aussi divers que les Etats Unis, la réforme des retraites - dont la page ne doit pas être tournée et doit servir à mettre « chacun devant son destin »-, le bouclier fiscal et l'ISF, la burqa, etc.
Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur Jean-Louis Borloo, possible Premier Ministre, et sur la capacité de son programme – Grenelle de la fiscalité, politique sociale - à faire gagner le président en 2012, il n’hésite pas à se démarquer : « Les idées que je défends sont dans un état d’esprit un tout petit peu différent ».
Et de saisir l'occasion pour rappeler qu'il a « fait une offre de service au président concernant le parti » qui a besoin de « passer dans une nouvelle phase » pour le mettre « en ordre de bataille » pour la Présidentielle. Contrairement aux candidats putatifs à la présidentielle de 2012, tous plus hésitants les uns que les autres, Jean-François Copé clame ses ambitions et ses envies.... Pour 2017 au moins.
Ce matin encore, au micro de RMC, le président du groupe UMP à l’Assemblée, était sur tous les fronts, exposant ses idées sur des sujets aussi divers que les Etats Unis, la réforme des retraites - dont la page ne doit pas être tournée et doit servir à mettre « chacun devant son destin »-, le bouclier fiscal et l'ISF, la burqa, etc.
Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur Jean-Louis Borloo, possible Premier Ministre, et sur la capacité de son programme – Grenelle de la fiscalité, politique sociale - à faire gagner le président en 2012, il n’hésite pas à se démarquer : « Les idées que je défends sont dans un état d’esprit un tout petit peu différent ».
Et de saisir l'occasion pour rappeler qu'il a « fait une offre de service au président concernant le parti » qui a besoin de « passer dans une nouvelle phase » pour le mettre « en ordre de bataille » pour la Présidentielle. Contrairement aux candidats putatifs à la présidentielle de 2012, tous plus hésitants les uns que les autres, Jean-François Copé clame ses ambitions et ses envies.... Pour 2017 au moins.
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