Berlusconi se paie Carla Bruni
Mercredi 3 Février 2010 à 14:01 | Lu 61121 fois I 134 commentaire(s)
Bénédicte Charles - Marianne
En tout bien tout honneur, évidemment. En se saisissant d'une anecdote — l'annulation de la venue de Carla Sarkozy au festival de San Remo — la presse berlusconienne mène une fois de plus campagne contre la femme du président français.
« Heureusement il y a Carla Bruni / Sarko non, Sarko si / Tant qu’on parle de toi, pas de problème ». C’est, d’après une partie de la presse italienne, à cause de ce couplet extrait d’une chanson de Simone Cristicchi, « Meno Male », que Carla Bruni-Sarkozy a annulé sa venue au festival musical de San Remo, le 5 février , où elle devait faire un duo avec le chanteur Gino Paoli. Cristicchi devait en effet chanter Meno Male au cours du même festival. Ce qui aurait agacé l’Elysée, selon Massimo Giletti, l’animateur du festival. « L’Elysée a mis son veto à la venue de Carla Bruni à cause de la chanson de Cristicchi », a-t-il déclaré dimanche dernier au cours de l’émission « Domenica in » qu’il présente sur la Rai uno.
Une information reprise en chœur par la presse mondiale (si,si), à commencer par les médias italiens. Dès lundi, Il Giornale a ainsi consacré un long article dans ses pages internationales à cet « incident diplomatique », sous le titre : « Canzone ironica su Sarko e Carla Bruni decide di dare forfait a Sanremo » — « Une chanson ironique sur Sarko, et Carla Bruni décide de déclarer forfait à San Remo ».
L’entourage de Carla Bruni dément : elle n’aurait fait faux bond que pour des raisons d’emploi du temps. Une explication reprise par le directeur artistique du festival, Gianmarco Mazzi, qui précise que Carla Bruni ne connaissait même pas l’existence de Meno Male lorsqu’elle a annulé sa venue, il y a deux semaines. De fait, la chanson de Cristicchi n’a franchement pas de quoi casser trois pattes à un canard. Même pour une personne à très petit humour comme Nicolas Sarkozy.
Il suffit d’ailleurs de regarder où est née la polémique pour comprendre : Rai Uno d’abord, Il Giornale ensuite. La chaîne que Berlusconi a mise au pas et le quotidien du groupe Mondadori (propriété de Berlusconi). Bref, la presse berlusconienne a enfin trouvé un prétexte pour régler son compte à Carla Bruni, que le Cavaliere déteste. Surtout depuis qu’elle s’est dite « heureuse d’être devenue française » en réaction aux propos de Berlusconi sur Barack Obama et son « bronzage ».
Une information reprise en chœur par la presse mondiale (si,si), à commencer par les médias italiens. Dès lundi, Il Giornale a ainsi consacré un long article dans ses pages internationales à cet « incident diplomatique », sous le titre : « Canzone ironica su Sarko e Carla Bruni decide di dare forfait a Sanremo » — « Une chanson ironique sur Sarko, et Carla Bruni décide de déclarer forfait à San Remo ».
L’entourage de Carla Bruni dément : elle n’aurait fait faux bond que pour des raisons d’emploi du temps. Une explication reprise par le directeur artistique du festival, Gianmarco Mazzi, qui précise que Carla Bruni ne connaissait même pas l’existence de Meno Male lorsqu’elle a annulé sa venue, il y a deux semaines. De fait, la chanson de Cristicchi n’a franchement pas de quoi casser trois pattes à un canard. Même pour une personne à très petit humour comme Nicolas Sarkozy.
Il suffit d’ailleurs de regarder où est née la polémique pour comprendre : Rai Uno d’abord, Il Giornale ensuite. La chaîne que Berlusconi a mise au pas et le quotidien du groupe Mondadori (propriété de Berlusconi). Bref, la presse berlusconienne a enfin trouvé un prétexte pour régler son compte à Carla Bruni, que le Cavaliere déteste. Surtout depuis qu’elle s’est dite « heureuse d’être devenue française » en réaction aux propos de Berlusconi sur Barack Obama et son « bronzage ».
«Le pire du microcosme idéologico-mondain»
Ce n’est pas la première fois que le président du Conseil italien envoie ses journalistes en service commandé contre Carla Sarkozy. En juillet dernier, en plein G8 à Rome, Il Giornale avait déjà publié un article d’une grande violence à l’égard de la femme du président français sous le titre : « Madame Carla, l’ex-italienne qui ne se mélange pas avec les autres ». « Avec elle, même la charité pue » écrivait l'auteur, l’accusant de goujaterie parce qu’elle avait snobé les rendez-vous organisés pour les épouses des chefs d’Etat du G8 et visité seule les sinistrés d’Aquila. Nicolas Sarkozy n’avait pas apprécié, et Silvio Berlusconi avait dû présenter ses excuses pour ce papier dans lequel on pouvait lire que Carla Bruni est « une chanteuse qui incarne à la perfection le pire du microcosme idéologico-mondain ». Dommage que ce soit paru dans la presse berlusconienne.
Voir les 134 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter