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Belgique : le coming out rattachiste des Wallons

Jeudi 31 Juillet 2008 à 16:02 | Lu 23500 fois I 319 commentaire(s)

Catherine Minot

Un sondage vient de révéler qu'en cas d'implosion de la Belgique, les Wallons souhaitent leur rattachement à la France.


Dinant, ville wallonne au sud de Namur, avec sa citadelle. Un jour française ? - ©flickr e³°°°
Dinant, ville wallonne au sud de Namur, avec sa citadelle. Un jour française ? - ©flickr e³°°°
Et si la Belgique implosait ? «Nous rejoindrions la France !» répondent, en français dans le texte, 49 % des Wallons dans un sondage Ifop rendu public mercredi 30 juillet. Soit un bond de 20 % par rapport à octobre 2007.

La tentation «rattachiste» wallone existe depuis la création, en 1830, de l'État fédéral belge qui regroupe, on l'oublie trop souvent, non pas deux mais trois communautés linguistiques : les néerlandophones, les francophones et les germanophones. Mais elle semble connaître un pic avec la crise institutionnelle qui ébranle la Belgique depuis les élections de juin 2007. Le pays a d'abord vécu une vacance du pouvoir pendant six bons mois, avant la nomination, au poste de premier ministre, d'Yves Leterme, trois fois démissionnaire...

Mais alors que la Flandre a toujours affiché son penchant pour une autonomie plus importante des régions, un système confédéral, les Wallons, eux, face aux menées de la majorité néerlandophone, ne s'étaient guère prononcés jusque-là. Ces 49 % constituent donc un véritable «cri du cœur» selon le politologue belge Pascal Delwit. Ainsi qu'un «avertissement solennel aux hommes politiques flamands qui entendent nous faire danser comme ils sifflent, au prétexte de la loi du nombre et de leur insolente santé économique», estime l’éditorialiste Luc Delfosse, du quotidien belge Le Soir.

Et côté français ? Plus de 60 % de nos compatriotes seraient prêts à accueillir les Wallons. Un chiffre qui monte à 64 % si l'on s'en tient aux seuls sondés de la région Nord. Alors à quand une grande France augmentée de la Wallonie ? En dehors des souverainistes, les politiques français ne sont pas particulièrement intéressés par cet hypothétique rattachement. Et le gouvernement reste prudent. En témoigne un conseiller de l'Élysée : «On suit l'évolution de ce dossier. Mais on ne peut évidemment prendre aucune décision qui précipiterait la disparition de la Belgique.»








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