Bayrou dénonce une entente Sarkozy-Tapie
Jeudi 17 Juillet 2008 à 15:57 | Lu 19837 fois I 152 commentaire(s)
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Ce matin sur RTL, le leader du Modem était colère. Evoquant la décision du tribunal arbitral d'accorder 285 millions d'euros à Bernard Tapie, François Bayrou a parlé d'une « opération d'intoxication» et de « protections au plus haut niveau de l'Etat».
Très remonté depuis la décision du tribunal arbitral d’accorder 285 millions d’euros d’indemnités à Bernard Tapie, Bayrou a remis le couvert ce matin sur RTL en dénonçant clairement une entente entre Nicolas Sarkozy et l’homme d’affaires-comédien.
« Ceci est une opération d'intoxication » a déclaré le leader du Modem. François Bayrou a d’abord écarté le chiffre de 285 millions d’euros, préférant s’en remettre au calcul du Monde qui évoque 400 millions au total avant de s’en prendre au tribunal arbitral : « c’est une blague de dire tribunal arbitral ! On a justement voulu mettre en place des arbitres qui sont des personnes privées, d'ailleurs lourdement dédommagées. Ils vont toucher chacun plus de 300.000 euros. On a voulu mettre en place ces arbitres, pourquoi ? Pour éviter la décision de justice dont on savait, en raison d'une décision de la Cour de Cassation, qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie ».
Bayrou veut casser la table
Qualifiant Tapie d’aventurier, François Bayrou, très très remonté a explosé devant le qualificatif de « préjudice moral » : « Ça donne envie, Monsieur, de casser la table devant laquelle on est. Préjudice moral ? J'ai regardé. On donne 45 millions d'euros à Tapie pour préjudice moral ; et il suffit de regarder le pedigree de Tapie, comme on dit pour les chevaux, pour avoir une idée de ce que « moral » en l'occurrence signifie. (…). J’ai regardé ce qu’on donne pour une victime du cancer de l’amiante (…) On donne 45.000 euros. La mort à son conjoint. Et pour Tapie, on donne 45 millions d'euros. Mille fois plus. Est-ce que ça ne vous donne pas envie de casser cette espèce d'injustice perpétuelle dans laquelle on vit ».
Tapie-Sarkozy : un bout de chemin ensemble
Enfin, le président du Modem a clairement évoqué des « deals politiques ». Pour preuve, les messages adressés par Nicolas Sarkozy aux radicaux de gauche : les concessions accordées au PRG sur la constitution des groupes parlementaires, la nomination de Jean-François Hory, ancien dirigeant du PRG au temps de la « gloire » de Tapie, au conseil d’Etat. « Chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l'endroit de Bernard Tapie(…) » a conclu François Bayrou qui appelle à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire notamment la lumière sur les circonstances qui ont conduit à écarter la justice de cette affaire.
« Ceci est une opération d'intoxication » a déclaré le leader du Modem. François Bayrou a d’abord écarté le chiffre de 285 millions d’euros, préférant s’en remettre au calcul du Monde qui évoque 400 millions au total avant de s’en prendre au tribunal arbitral : « c’est une blague de dire tribunal arbitral ! On a justement voulu mettre en place des arbitres qui sont des personnes privées, d'ailleurs lourdement dédommagées. Ils vont toucher chacun plus de 300.000 euros. On a voulu mettre en place ces arbitres, pourquoi ? Pour éviter la décision de justice dont on savait, en raison d'une décision de la Cour de Cassation, qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie ».
Bayrou veut casser la table
Qualifiant Tapie d’aventurier, François Bayrou, très très remonté a explosé devant le qualificatif de « préjudice moral » : « Ça donne envie, Monsieur, de casser la table devant laquelle on est. Préjudice moral ? J'ai regardé. On donne 45 millions d'euros à Tapie pour préjudice moral ; et il suffit de regarder le pedigree de Tapie, comme on dit pour les chevaux, pour avoir une idée de ce que « moral » en l'occurrence signifie. (…). J’ai regardé ce qu’on donne pour une victime du cancer de l’amiante (…) On donne 45.000 euros. La mort à son conjoint. Et pour Tapie, on donne 45 millions d'euros. Mille fois plus. Est-ce que ça ne vous donne pas envie de casser cette espèce d'injustice perpétuelle dans laquelle on vit ».
Tapie-Sarkozy : un bout de chemin ensemble
Enfin, le président du Modem a clairement évoqué des « deals politiques ». Pour preuve, les messages adressés par Nicolas Sarkozy aux radicaux de gauche : les concessions accordées au PRG sur la constitution des groupes parlementaires, la nomination de Jean-François Hory, ancien dirigeant du PRG au temps de la « gloire » de Tapie, au conseil d’Etat. « Chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l'endroit de Bernard Tapie(…) » a conclu François Bayrou qui appelle à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire notamment la lumière sur les circonstances qui ont conduit à écarter la justice de cette affaire.
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