Marianne2 2012

Bayrou au JT : «Tous ensemble, tous ensemble ouais, ouais !»

Mardi 4 Octobre 2011 à 05:01 | Lu 7948 fois I 31 commentaire(s)

Lisa Vignoli
Journaliste chez Marianne, notamment en charge des médias En savoir plus sur cet auteur

François Bayrou n’a pas réagi sur le moment au retrait de Jean-Louis Borloo de la présidentielle. Le silence n’aura pas duré longtemps. Il était ce soir, l’invité du JT de France 2. Convaincu mais pas triomphant, l'homme connaît la nature: on ne vend pas la peau de l'ours...






Bayrou au JT : «Tous ensemble, tous ensemble ouais, ouais !»
Il n'allait pas prendre la parole hier, comme tout le monde, quand Jean-Louis Borloo a annoncé en direct sur TF1 qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle de 2012. De toute façon, il n'avait pas le temps : François Bayrou était trop occupé à jubiler. Mais lundi matin, dès 11 heures, le président du MoDem a rectifié le tir en annonçant sur Twitter qu'il serait l'invité du JT de France 2.

François Bayrou est apparu très tôt dans le journal de 20 heures de Pujadas. Et pas n'importe quand. Juste après un sujet-montage des dernières interventions montrant un Jean-Louis Borloo « déterminé », « convaincu » et qui irait « jusqu'au bout ». La transition du présentateur était toute trouvée et lui a été servie sur un plateau : « nous recevons (d'ailleurs aurait-il pu ajouter) celui qui pourrait largement profiter de ce retrait. »
Mouvement de tête mais l'air moyennement convaincu (contrairement à Pujadas) de récupérer toutes les voix (6-8% selon les sondages, pas une bagatelle) en claquant des doigts, François Bayrou a rappelé que selon lui, Jean-Louis Borloo « n'avait d'autre issue logique » que celle-ci après avoir participé pendant tant d'années aux mesures les plus emblématiques de la droite actuelle. Celui qui s'y attendait, a tout de même ajouté que « tout ce qui va dans le sens de la clarté est une bonne nouvelle pour moi »

Surtout, François Bayrou n'a pas fermé la porte à un quelconque soutien venu du président du Parti Radical, si toutefois celui-ci se considère comme faisant partie des centres « indépendants » plus que de la droite. « Je ne veux pas faire de récupération mais je sais que nous devons tous être ensemble ». Détendu, le béarnais est allé jusqu'à s'amuser des « larmes de crocodiles » des futur-ex compagnons de route de Borloo, parmi lesquels Jean-Christophe Lagarde, Dominique Paillé, Rama Yade et les autres, les orphelins de borlooïsme à durée déterminée.
  
Ragaillardi mais pas dans un fauteuil, le candidat du MoDem n'a pas encore trouvé le moment où il donnera le « top départ ». Ni les points qu'il lui manquait en 2007 pour être au second tour. Mais, « nous les trouverons ». Certains l'espèrent. Ne serait-ce que pour les crocodiles....








LES PLUS de Marianne
  • Revue Web personnalisée
  • Les Unes de Marianne2
  • Le MAG en PDF 24h avant !

Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr


Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez