Battle Royal au PS
Samedi 15 Novembre 2008 à 20:38 | Lu 9824 fois I 145 commentaire(s)
Stéphanie Marteau et Virginie Roels
Il n'en restera qu'un(e)! L'affrontement annoncé entre Ségolène Royal et Martine Aubry risque d'être sanglant pour le parti car il met en présence deux visions opposées de l'appareil socialiste. Une situation potentiellement explosive. D'où cette question : le PS survivra-t-il au Congrès de Reims?
Elle s’est assise au milieu des journalistes, dans l’espace presse de la salle du congrès, pour mettre la dernière main à son discours. Et elle est montée sur la scène pour s’adresser, non pas aux délégués fédéraux, mais aux « militants ». Décidément, Ségolène Royal s’obstine à contourner le parti, à snober ses instances. Sa légitimité à elle, c’est celle de la base. Et quand les amis de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon l’accusent de vouloir pactiser avec le MoDem, elle leur répond, une fois encore, que « les militants trancheront ». Comme à chaque fois qu’elle est en difficulté, l’ex-candidate à la présidentielle en appelle au référendum interne : si elle est portée à la tête du parti, Ségolène Royal promet qu’« il y aura une consultation directe des militants sur la question des alliances ». Une procédure qui a déjà été utilisée en 2005 au moment du référendum sur le traité européen.
Aubry prête pour la bataille
Stratégie inverse pour celle qui s’impose ce soir plus que jamais comme son unique challenger, Martine Aubry. Cette dernière a insisté sur le fait que si la stratégie du parti devait être modifiée, « ce serait au Congrès, en Conseil national ou en Bureau national ». Nul besoin d’aller chercher des appuis ailleurs, pour la maire de Lille, qui considère que « tout le parti est dans cette salle » où siègent les délégués.
La dynamique du congrès qui s’est mise en place cet après midi n’oppose donc pas que deux femmes, mais surtout deux visions de l’appareil. Une situation à haut risque, selon Henri Emmanuelli, proche de Benoît Hamon : « François Mitterrand avait eu l’intelligence de faire cohabiter toutes les tribus socialistes grâce à la proportionnelle. Mais nous avons introduit une autre logique », en l’occurrence la logique présidentielle avec l’élection du Premier secrétaire au suffrage universel des militants. « Nous sommes à un moment où ces deux logiques peuvent s’affronter. Si ces deux logiques s’affrontent, le parti n’y survivra pas ». Or, même si Martine Aubry fait profil bas à la tribune pour ne pas donner l’impression à Delanoë et Hamon qu’elle leur force la main, ses proches ne font plus mystère de son envie d’en découdre.
Aubry prête pour la bataille
Stratégie inverse pour celle qui s’impose ce soir plus que jamais comme son unique challenger, Martine Aubry. Cette dernière a insisté sur le fait que si la stratégie du parti devait être modifiée, « ce serait au Congrès, en Conseil national ou en Bureau national ». Nul besoin d’aller chercher des appuis ailleurs, pour la maire de Lille, qui considère que « tout le parti est dans cette salle » où siègent les délégués.
La dynamique du congrès qui s’est mise en place cet après midi n’oppose donc pas que deux femmes, mais surtout deux visions de l’appareil. Une situation à haut risque, selon Henri Emmanuelli, proche de Benoît Hamon : « François Mitterrand avait eu l’intelligence de faire cohabiter toutes les tribus socialistes grâce à la proportionnelle. Mais nous avons introduit une autre logique », en l’occurrence la logique présidentielle avec l’élection du Premier secrétaire au suffrage universel des militants. « Nous sommes à un moment où ces deux logiques peuvent s’affronter. Si ces deux logiques s’affrontent, le parti n’y survivra pas ». Or, même si Martine Aubry fait profil bas à la tribune pour ne pas donner l’impression à Delanoë et Hamon qu’elle leur force la main, ses proches ne font plus mystère de son envie d’en découdre.
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