Avec Manuel Valls, le PS ça déménage !
Lundi 18 Août 2008 à 17:00 | Lu 15375 fois I 92 commentaire(s)
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
A deux semaines de son université d'été de La Rochelle et alors que se profile le congrès de Reims, les prétendants socialistes font assaut d'audaces pour incarner une alternative crédible. Premier d'entre eux, Manuel Valls qui estime que la priorité est de... déménager de la rue de Solférino.
En panne d’idées, opposant fantôme, toujours en mal de champion, le PS peine à sortir de sa torpeur estivale à deux semaines de son université d’été de La Rochelle.
Selon le journaliste de France Info Daniel Schick, Manuel Valls fait partie de ces quadras qui «ont le vent en poupe» et «font bouger le PS». Il serait de ceux qui incarnent le renouveau de la gauche de gouvernement.
Première réforme: un nouveau bâtiment pour le PS
Le député maire d’Evry, postulant potentiel au poste de premier secrétaire, ne cache d'ailleurs pas ses ambitions : «A 45 ans j’ai voulu m’affirmer, dire ce que je pense de l’état de la France. J’ai envie d’exercer un leadership, même si pour cela il faut des échecs, des blessures etc.». Pendant 10 minutes, Valls enchaîne les réponses aux questions avec aisance, parfois même un humour qui contraste avec l'esprit de sérieux qui lui est parfois prêté par ses petits camarades. Un sans faute pour cet entretien. Jusqu’à la dernière question. La pire. Une question politique ! «La première décision que vous prendriez à la tête du PS ?» lâche Daniel Schick. Engager une réflexion sur les alliances du PS ? Une révolution programmatique ? Une réforme des structures du parti ? Partir à la conquête des militants ? S’affirmer enfin comme digne opposant ? Les chantiers sont légion.
Que nenni. La réponse qui fusa dit la profonde misère du PS : «Si c‘est le cas, je change le siège. On part de la rue de Solferino, ça ne marche plus, les couloirs sombres, les murs partout…». Tel le sportif qui se relâche et commet l'erreur en croyant la ligne d'arrivée franchie, Valls flaire vite la bourde.
Un ange passe…
Tous les candidats du PS devancés par Sarkozy
Déménager le siège de leur appareil ? Les Français n'attendraient donc que ça des socialistes... Selon un sondage IFOP paru dans Ouest-France, 52 % des personnes interrogées ne sont plutôt pas d'accord avec l'opinion selon laquelle le PS s'oppose suffisamment au gouvernement, 55 % estiment que le PS n'est pas proche des préoccupations des Français et 66 % ne croient pas que le PS a des dirigeants de qualité. Pour 67 % des sondés, le PS manque d'un «projet pour la France». D'après un autre sondage, réalisé par CSA pour Marianne, aucun des candidats du PS ne pourrait devancer Nicolas Sarkozy au premier tour si l'élection présidentielle avait lieu dimanche. Pas encourageant quand on connaît l'impopularité de Nicolas Sarkozy.
Avec tout cela, l'urgence, pour le PS, n'est sans doute pas de déménager ou de changer le papier peint de ses bureaux. Les socialistes ont besoin de tout autre chose que d'un simple ravalement de façade.
Selon le journaliste de France Info Daniel Schick, Manuel Valls fait partie de ces quadras qui «ont le vent en poupe» et «font bouger le PS». Il serait de ceux qui incarnent le renouveau de la gauche de gouvernement.
Première réforme: un nouveau bâtiment pour le PS
Le député maire d’Evry, postulant potentiel au poste de premier secrétaire, ne cache d'ailleurs pas ses ambitions : «A 45 ans j’ai voulu m’affirmer, dire ce que je pense de l’état de la France. J’ai envie d’exercer un leadership, même si pour cela il faut des échecs, des blessures etc.». Pendant 10 minutes, Valls enchaîne les réponses aux questions avec aisance, parfois même un humour qui contraste avec l'esprit de sérieux qui lui est parfois prêté par ses petits camarades. Un sans faute pour cet entretien. Jusqu’à la dernière question. La pire. Une question politique ! «La première décision que vous prendriez à la tête du PS ?» lâche Daniel Schick. Engager une réflexion sur les alliances du PS ? Une révolution programmatique ? Une réforme des structures du parti ? Partir à la conquête des militants ? S’affirmer enfin comme digne opposant ? Les chantiers sont légion.
Que nenni. La réponse qui fusa dit la profonde misère du PS : «Si c‘est le cas, je change le siège. On part de la rue de Solferino, ça ne marche plus, les couloirs sombres, les murs partout…». Tel le sportif qui se relâche et commet l'erreur en croyant la ligne d'arrivée franchie, Valls flaire vite la bourde.
Un ange passe…
Tous les candidats du PS devancés par Sarkozy
Déménager le siège de leur appareil ? Les Français n'attendraient donc que ça des socialistes... Selon un sondage IFOP paru dans Ouest-France, 52 % des personnes interrogées ne sont plutôt pas d'accord avec l'opinion selon laquelle le PS s'oppose suffisamment au gouvernement, 55 % estiment que le PS n'est pas proche des préoccupations des Français et 66 % ne croient pas que le PS a des dirigeants de qualité. Pour 67 % des sondés, le PS manque d'un «projet pour la France». D'après un autre sondage, réalisé par CSA pour Marianne, aucun des candidats du PS ne pourrait devancer Nicolas Sarkozy au premier tour si l'élection présidentielle avait lieu dimanche. Pas encourageant quand on connaît l'impopularité de Nicolas Sarkozy.
Avec tout cela, l'urgence, pour le PS, n'est sans doute pas de déménager ou de changer le papier peint de ses bureaux. Les socialistes ont besoin de tout autre chose que d'un simple ravalement de façade.
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