Après la rencontre Sarkozy-Merkel, les socialistes tentent de déjouer le piège de la règle d'or
Mercredi 17 Août 2011 à 16:01 | Lu 6277 fois I 0 commentaire(s)
Astrid Gouzik - Marianne
Trois décisions ont émergé du sommet franco-allemand: l'adoption de la règle d'or par les 17 pays de l'Union européenne avant l'été 2012, la création d'un gouvernement économique de l'euro présidé par Herman Van Rompuy et une proposition franco-allemande à l'UE d'une taxe sur les transactions financières. Autant de raisons pour les socialistes de taper sur Sarkozy.
Après une semaine plutôt calme, durant laquelle les socialistes se sont retrouvés aphones face à la crise, ils semblaient ce matin avoir repris le chemin des radios, et de la campagne présidentielle...
Discours à 3 voix (François Hollande sur Europe1, Laurent Fabius sur RTL, et Benoît Hamon sur France Inter) pour dénoncer l’échec de Sarkozy après la réunion avec Angela Merkel. « Nicolas Sarkozy a perdu son chapeau sur les eurobonds », arguait François Hollande, ce matin, soulignant que le président de la République française avait cédé face à la chancelière allemande sur la question des eurobonds, au détriment de la zone euro. Sur une onde concurrente, l’ancien premier ministre, soutien de Martine Aubry, sur le même ton : « Le président s’est couché sur les euro-obligations. C'est une faute majeure qui aura une grave conséquence ».
Pour ce qui est des décisions annoncées hier, aucun des trois n’a vraiment fait preuve d’enthousiasme. « Ce sont les mesures qui sont censées faire avaler la pilule la plus difficile à avaler », a expliqué Benoit Hamon. Quant à Hollande et Fabius, ils ont souligné les limites d’un gouvernement économique européen qui ne se réunira que deux fois par an. A croire qu’ils se seraient concertés afin de définir une ligne pour pouvoir taper de conserve sur les décisions prises par le couple franco-allemand. Jolie pirouette, pour se sortir de l’épineuse impasse de la règle d’or.
En effet, ils ont abattu leurs cartes pour tenter de déjouer le piège sarkozyste de la règle d’or : « Puisque c’est à l’été 2012 qu’une règle d’or devra être définie pour chaque pays, l’élection présidentielle va être projet contre projet. Ce sera ça, le sujet de l’élection présidentielle », a déclaré François Hollande, retournant ainsi habilement la situation. Alors qu’ils se retrouvaient coincés, que les socialistes se voyaient déjà contraints à voter la règle d’or de Sarkozy, ils ont trouvé ce matin la parade : Nicolas Sarkozy veut de la rigueur ? Alors parlons-en, et comparons les projets… « Il faudra être très sérieux dans les dépenses budgétaires, éviter un certain nombre de cadeaux fiscaux, et puis, ce qui n’a pas été fait hier, soutenir la croissance », développait Laurent Fabius.
Cette fois, c’est sûr, les socialistes ont retrouvé de la voix… Et normalement, elle devrait porter jusqu’au bureau de François Fillon. En effet, Nicolas Sarkozy a demandé à son Premier ministre de recevoir les différentes forces politiques pour voir si « un consensus est possible en France ». Il a d’ores et déjà annoncé que, si aucun accord n’est possible, ce seraient les Français qui seraient juges lors de l’élection présidentielle. Sur la règle d’or, les deux camps sont donc prêts à en découdre.
Discours à 3 voix (François Hollande sur Europe1, Laurent Fabius sur RTL, et Benoît Hamon sur France Inter) pour dénoncer l’échec de Sarkozy après la réunion avec Angela Merkel. « Nicolas Sarkozy a perdu son chapeau sur les eurobonds », arguait François Hollande, ce matin, soulignant que le président de la République française avait cédé face à la chancelière allemande sur la question des eurobonds, au détriment de la zone euro. Sur une onde concurrente, l’ancien premier ministre, soutien de Martine Aubry, sur le même ton : « Le président s’est couché sur les euro-obligations. C'est une faute majeure qui aura une grave conséquence ».
Pour ce qui est des décisions annoncées hier, aucun des trois n’a vraiment fait preuve d’enthousiasme. « Ce sont les mesures qui sont censées faire avaler la pilule la plus difficile à avaler », a expliqué Benoit Hamon. Quant à Hollande et Fabius, ils ont souligné les limites d’un gouvernement économique européen qui ne se réunira que deux fois par an. A croire qu’ils se seraient concertés afin de définir une ligne pour pouvoir taper de conserve sur les décisions prises par le couple franco-allemand. Jolie pirouette, pour se sortir de l’épineuse impasse de la règle d’or.
En effet, ils ont abattu leurs cartes pour tenter de déjouer le piège sarkozyste de la règle d’or : « Puisque c’est à l’été 2012 qu’une règle d’or devra être définie pour chaque pays, l’élection présidentielle va être projet contre projet. Ce sera ça, le sujet de l’élection présidentielle », a déclaré François Hollande, retournant ainsi habilement la situation. Alors qu’ils se retrouvaient coincés, que les socialistes se voyaient déjà contraints à voter la règle d’or de Sarkozy, ils ont trouvé ce matin la parade : Nicolas Sarkozy veut de la rigueur ? Alors parlons-en, et comparons les projets… « Il faudra être très sérieux dans les dépenses budgétaires, éviter un certain nombre de cadeaux fiscaux, et puis, ce qui n’a pas été fait hier, soutenir la croissance », développait Laurent Fabius.
Cette fois, c’est sûr, les socialistes ont retrouvé de la voix… Et normalement, elle devrait porter jusqu’au bureau de François Fillon. En effet, Nicolas Sarkozy a demandé à son Premier ministre de recevoir les différentes forces politiques pour voir si « un consensus est possible en France ». Il a d’ores et déjà annoncé que, si aucun accord n’est possible, ce seraient les Français qui seraient juges lors de l’élection présidentielle. Sur la règle d’or, les deux camps sont donc prêts à en découdre.
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter