Après Wall Street et Londres, voici Shangkong!
Elle s'appelle Shangkong et remet en cause les rapports de force sur l'échiquier international de la Finance. Symbole d'une passation de témoin ou incarnation d'une prise de pouvoir ? Le centre de gravité de l'économie mondiale s'est indéniablement déplacé en Asie avec la Crise.
Fini Wall Street et son New York Stock Exchange ! Aux oubliettes la City de Londres. Faîtes vos bagages, traders ou autres fous furieux de la spéculation financière. L'avenir est à Shangkong ! Shanghaï et Hong Kong pour les néophytes.
Dans un article du journal Le Monde daté du 20 mai 2009, on apprend ainsi que « la capitalisation des sociétés côtées sur la place de Shanghaï, en Chine, a dépassé celle de Londres ». 1949 milliards pour la place chinoise contre seulement 1946 pour Londres. L'écart est faible mais c'est une première historique ! On apprend aussi que « 72% des entrées en bourse, au premier trimestre, se sont concentrées entre Shanghai et Hong Kong », le voilà, « l'axe Shangkong ». Un véritable bouleversement des rapports de force dont le point de bascule s'est clairement dessiné avec la crise.
Un an plus tôt, le London Stock Exchange pesait près de 400 milliards de plus que la place d'Hongkong. Une inversion aussi rapide des équilibres aurait été impensable. Mais voilà, entre temps, la crise s'est installée, fauchant les trésors de la vieille capitale britannique.
L'écroulement de la city-delle de Londres
Une attaque en bonne et due forme contre l'édifice pluriséculaire. La City imprenable a succombé aux assauts chinois. Et la livre Sterling ? Le pire du pire se profilerait presque à l'horizon pour nos voisins insulaires d'outre manche : l'entrée du Royaume-Uni dans l'euro, d'autant que Gordon Brown y est nettement moins défavorable que Tony Blair. Si la question n'est pas encore posée formellement, elle n'est assurément plus tabou. Et davantage que l'anéantissement d'une fierté mal placée, ce serait surtout la fin d'une époque que viendrait clore l'abandon de la Livre Sterling. Une monnaie devenue secondaire d'une puissance devenue marginale.
Pour preuve, les Chinois ne cachent plus leur ambition d'affermir la position du Yuan, leur monnaie, dont la convertibilité avec les autres monnaies ne saurait tarder, tant les Chinois multiplient leurs échanges en Yuan avec les pays étrangers.
Le déclin de l'empire américain ?
L'alternative capitaliste chinoise
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