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Ambitions ministérielles : Morano prise en flag'

Jeudi 23 Avril 2009 à 08:18 | Lu 10010 fois I 37 commentaire(s)

Sylvain Lapoix

Alors qu'elle avait déclaré sur France 5 s'intéresser aux problèmes de l'Education nationale, Morano affirme que ce sont les journalistes qui détournent ses propos. Où est donc Sarkozy qui promettait de sanctionner les ambitieux ?


Après Frédéric Lefebvre qui oubliait ses propos au sujet d'Internet tenus en séance plénière de l'Assemblée nationale, c'est à Nadine Morano de ne plus se souvenir de ses déclarations à la télévision. Ses ambitions de ministre de l'Education nationale ? «C'est les raccourcis des journalistes ! S'est-elle défendue mercredi 22 avril sur Europe 1. On parle d'honnêteté des politiques, ça serait bien qu'on parle un peu d'honnêteté journalistique : parce que quand je lis des phrases détournées, manipulées, ça me saoule un peu !»

«J'ai pas besoin de passer par la presse»
Mais le jour où Nadine Morano a parlé de l'Education nationale, les caméras étaient là comme s'en sont souvenus nos confrères du Post.fr. Normal, c'était sur le plateau de l'émission Ripostes, sur France 5 : «Je n'ai jamais caché que les sujets de l'Education nationale m'intéressaient. Je n'ai jamais nié l'intérêt que j'ai pour l'Education nationale», déclarait la secrétaire d'Etat à la Famille qui répondait «oui» à Serge Moatti lui demandant si le ministère la tentait...

Triste drame de l'amnésie... ou simple stratégie pour éviter de réveiller la vigilance de Sarkozy qui avait menacé de faire démissionner ceux qui afficherait trop haut leurs ambitions : nier, nier jusqu'au ridicule. «J'ai pas besoin de passer par la presse pour dire à Nicolas Sarkozy, que je vois très régulièrement, ce que je veux faire au service de mes convictions», ajoutait Morano sur Europe 1 pour se défendre.

Que Nadine se rassure : Sarkozy n'a pas évoqué cette sanction pour l'appliquer (surtout à l'une de ses chouchoutes), mais seulement pour taper du poing sur la table du Conseil des ministres, en père de famille, et faire savoir que pour lui, comme «aux yeux des Français», cette turbulence était intolérable. Morano a dit à Marc-Olivier Fogiel qu'elle accepterait avec joie le poste de ministre de l'Education nationale et de la famille ? Qu'importe si les gosses chahutent : Papa a menacé de les gronder, l'honneur est sauf !








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