A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique
Aix-en-Provence, le labo du PS avant les régionales ?Jean-Claude Bouildé - Marianne | Mercredi 15 Juillet 2009 à 17:08 | Lu 10270 fois
Le premier tour des municipales d'Aix en Provence la semaine passée à déjà mis sur la table nombre d'enseignements à prendre avec précaution : la résistance de l'UMP, le score en demi teinte de la gauche, l'explosion de la bulle verte et l'effondrement du Front de gauche. Explications.En mars 2008, Maryse Joissains Masini (Maire sortante UMP) avait réussi à conserver sa ville avec avance de 747 voix au second tour dans une triangulaire que l’on peut désormais qualifier de fratricide qui avait vu s’opposer à la mairesse UMP, le PS et le Modem. Fratricide puisque les deux partis, PS et Modem, ont décidé de faire cause commune dimanche dernier. Un accord inédit obtenu avec fermeté par l’homme fort du PS des Bouches du Rhône, Jean-Noël Guerini, déjà habitué de la chose à Marseille. La réussite en trompe l’œil de l’accord PS/Modem La liste d’union des socialistes et des centristes a recueilli 34,08% des voix dimanche dernier contre 43,31% à liste UMP de Joissains Masini. Un score honorable en apparence. Les Verts, alliés du Parti Socialiste dans la municipalité aixoise, ont recueilli de leur côté 11,31% des voix. Au grand jeu de la calculette, la liste d’opposition socialo-centriste rejointe par les Verts a donc de grandes chances de l’emporter en s’appuyant sur un socle de 45,39% des suffrages face à l’UMP, 43,31%, qui ne semble pas disposer de réserves de voix. La bulle verte se dégonfle, le Front de gauche se ramasse Forts de leur score aux européennes, les Verts se sont positionnés pour partir à l’assaut des régions. Une gourmandise qui ne laisse pas indifférent au Parti socialiste qui cherche de nouveaux alliés pour minimiser l’impact électoral des écolos. La solution trouvée à Aix et qui circule déjà depuis plusieurs mois dans les couloirs de la région PACA et dans l’entourage de son Président, c’est l’alliance au premier tour avec le Modem, une façon de tordre le coup aux concurrents direct (Verts et Front de gauche). Une solution aussi qui permettrait d’envisager de conserver les régions en ralliant l’électorat centriste qui faisait autrefois une force d’appoint pour la droite. Si le divers droite Stéphane Salord, farouchement opposé à Maryse Joissains Masini, a obtenu 7,08% des voix, c’est aussi lui qui est à l’origine du recours ayant fait annulé l’élection de mars 2008. Il a par ailleurs appelé à voter pour la liste PS/Verts/Modem au second tour, des signes qui ne laissent pas présager d’un report de voix pour l’UMP. Dimanche prochain, la mairesse sortante se présente donc en ballottage défavorable face à Alexandre Medvedowsky, leader socialiste d’une opposition qui a fait le choix de ne pas mettre les logos des partis sur ses professions de foi pour ne pas froisser partisans et rassembler le plus largement possible.
Voir les 44 commentaires
Dans la même rubrique :
|
|
||

Imprimer
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Accueil
Envoyer
Partager

