Affaire Dray: le procureur dénonce l'Est Républicain
Vendredi 23 Janvier 2009 à 12:45 | Lu 19420 fois I 130 commentaire(s)
Philippe Cohen
Le procureur chargé de l'enquête préliminaire sur Julien Dray a pris à son tour position contre la violation du secret de l'enquête que constitue la publication par l'Est Républicain de la note de Tracfin.
Mercredi 14 janvier, Marianne2.fr s’était emporté contre la publication, par l’Est républicain de la note de Tracfin violant ainsi le secret d’une enquête préliminaire. La publication de cette note était d’autant plus grave qu’elle comportait plusieurs éléments de vie privée concernant certes, Julien Dray, et notamment son adresse privée (ce qui a conduit le Procureur à proposer une protection personnelle au député socialiste), mais aussi celle d’autres personnes, des noms de mineurs, des numéros de comptes bancaires pas insuffisamment effacés. Pas question pour notre part de se prononcer sur le fond. Mais le député socialiste subit depuis plus d’un mois une instruction médiatique à ciel ouvert alors qu’il n’est pas mis en examen, son dossier n’en étant encore qu’au stade de l’enquête préliminaire.
Ce matin, le procureur Jean-Claude Marin, qui est chargé de l’enquête, s’est emporté sur RTL, lors de l'entretien matinal réalisé par Jean-Michel Aphatie, contre la publication, par l’Est républicain, de la note de Tracfin : « C'est pire qu'un échec, c'est un scandale », a-t-il notamment affirmé. « A partir du moment où on publie un document entier en laissant figurer, sans les occulter, les adresses personnelles des personnes en cause, je trouve que c'est inadmissible dans notre démocratie et notre État de droit. »
Relancé par Jean-Michel Aphatie, le procureur a précisé qu'il visait là l'Est Républicain.
Les responsables du quotidien régional semblent avoir pris, quoique tardivement, conscience du caractère discutable de cette publication puisque la note de Tracfin a été enlevée du site dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier suite à une mise en demeure des avocats de Julien Dray. Enfin, les lecteurs de Marianne2.fr doivent savoir que Laïd Sammari, le journaliste responsable de l’article incriminé, nous a fait savoir qu’il entendait porter plainte contre Marianne et l’auteur de l’article, après avoir décliné l’offre de répondre sur le site à cet article.
Ce matin, le procureur Jean-Claude Marin, qui est chargé de l’enquête, s’est emporté sur RTL, lors de l'entretien matinal réalisé par Jean-Michel Aphatie, contre la publication, par l’Est républicain, de la note de Tracfin : « C'est pire qu'un échec, c'est un scandale », a-t-il notamment affirmé. « A partir du moment où on publie un document entier en laissant figurer, sans les occulter, les adresses personnelles des personnes en cause, je trouve que c'est inadmissible dans notre démocratie et notre État de droit. »
Relancé par Jean-Michel Aphatie, le procureur a précisé qu'il visait là l'Est Républicain.
Les responsables du quotidien régional semblent avoir pris, quoique tardivement, conscience du caractère discutable de cette publication puisque la note de Tracfin a été enlevée du site dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier suite à une mise en demeure des avocats de Julien Dray. Enfin, les lecteurs de Marianne2.fr doivent savoir que Laïd Sammari, le journaliste responsable de l’article incriminé, nous a fait savoir qu’il entendait porter plainte contre Marianne et l’auteur de l’article, après avoir décliné l’offre de répondre sur le site à cet article.
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