Accord PS-EELV: un méli-mélodrame pour rien?
Mardi 29 Novembre 2011 à 05:01 | Lu 6315 fois I 40 commentaire(s)
Journaliste politique à Marianne chargé du suivi des partis de gauche. En savoir plus sur cet auteur
François Hollande l’a déclaré lundi matin sur RMC : l’accord signé entre le Parti socialiste et Europe écologie – Les Verts ne le concerne que de très très loin.
«Tout ça », c’était pour de rire, pour du semblant, comme disent les enfants. « Tout ça », c’était en fait pour amuser la galerie, parce qu’avec la crise on n'a quand même pas souvent l’occasion de se marrer ! « Tout ça », c’était aussi finalement une manière pour la gauche de donner des armes à ses adversaires de droite parce que la victoire s’annonçait trop facile et trop large et qu’à vaincre sans péril, on le sait bien, on triomphe sans gloire ! « Tout ça » ? L’accord entre le Parti socialiste et Europe écologie et le méli-mélodrame qui l’a accompagné.
Eva Joly avait déjà pris ses distances avec l’accord signé par sa formation avec le PS : il ne la « fait pas rêver », nous a-t-elle expliqué au retour de son ersatz de Baden-Baden ! Et voilà François Hollande, l’homme qui d’ailleurs voulait « réenchanter le rêve français », qui prend à son tour le large, à mille lieues du texte liant les appareils écologistes et socialistes.
Il l’a dit lundi matin sur l’antenne de RMC face Jean-Jacques Bourdin : il n’appliquera pas toutes les « mesures » que contient le texte, mais seulement celles qui lui « paraissent les plus essentielles ». « C'est un accord entre partis, a-t-il expliqué, moi je suis candidat à la présidence de la République ». En somme, comme le déclarait il y a quelques jours un de ses porte-parole, le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve, la présidentielle est « d’abord un dialogue entre un candidat et le peuple français ». C’est « consubstantiel à la Ve République », ajoutait-il.
Mais c’est bien là tout le problème de cet accord. En intervenant avant même le première tour de la présidentielle, qui plus est entre deux formations présentant chacun leur candidat, il est une pure négation de ce que sont les mécanismes la Ve République. Mais après tout, le PS a-t-il vraiment compris en quoi l'exercice consistait, lui qui a aussi trouvé le moyen de se doter d'un « projet » en avril 2011 pour une élection qui se tiendra... en avril 2012. Un « projet » qui se verra balayer par le « programme » de son candidat en janvier. A moins que « tout ça », c’était pour de rire, pour du semblant, comme disent les enfants qui jouent à faire de la politique...
Eva Joly avait déjà pris ses distances avec l’accord signé par sa formation avec le PS : il ne la « fait pas rêver », nous a-t-elle expliqué au retour de son ersatz de Baden-Baden ! Et voilà François Hollande, l’homme qui d’ailleurs voulait « réenchanter le rêve français », qui prend à son tour le large, à mille lieues du texte liant les appareils écologistes et socialistes.
Il l’a dit lundi matin sur l’antenne de RMC face Jean-Jacques Bourdin : il n’appliquera pas toutes les « mesures » que contient le texte, mais seulement celles qui lui « paraissent les plus essentielles ». « C'est un accord entre partis, a-t-il expliqué, moi je suis candidat à la présidence de la République ». En somme, comme le déclarait il y a quelques jours un de ses porte-parole, le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve, la présidentielle est « d’abord un dialogue entre un candidat et le peuple français ». C’est « consubstantiel à la Ve République », ajoutait-il.
Mais c’est bien là tout le problème de cet accord. En intervenant avant même le première tour de la présidentielle, qui plus est entre deux formations présentant chacun leur candidat, il est une pure négation de ce que sont les mécanismes la Ve République. Mais après tout, le PS a-t-il vraiment compris en quoi l'exercice consistait, lui qui a aussi trouvé le moyen de se doter d'un « projet » en avril 2011 pour une élection qui se tiendra... en avril 2012. Un « projet » qui se verra balayer par le « programme » de son candidat en janvier. A moins que « tout ça », c’était pour de rire, pour du semblant, comme disent les enfants qui jouent à faire de la politique...
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