«A Sarkozy de voir s'il veut subir le même sort que Juppé!»
Jeudi 29 Janvier 2009 à 19:37 | Lu 10480 fois I 47 commentaire(s)
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Face à l'ampleur des manifestations partout en France, une question se pose désormais: Sarkozy entendra-t-il le bruit de la rue ou tiendra-t-il son cap ? Les principaux syndicats ont d'ores et déjà prévenu qu'il y aurait des suites à ce mouvement et qu'il serait irresponsable, voire suicidaire, de ne pas répondre à une telle mobilisation.
« Le fond de l’air effraie » ; « tu la sens ma grosse grève, Sarko ! » ; « ceux qui ont joué en bourse n’ont pas de leçons à nous donner sur la gestion de nos services publics ». Le ton est donné, le ras le bol est général. Pouvoir d’achat, défense des services publics, professions de santé contre le manque de personnels, syndicats de l’éducation pour des revalorisations salariales, attaques ciblées contre Sarkozy. Difficile dans tout ça de distinguer un mot d’ordre de rassemblement général, mais plutôt un éventail de revendications catégorielles qui dit l’ampleur du désarroi. Et peut-être toute la complexité pour Sarkozy de « gérer » cette exaspération démultipliée.
« L'opposition est dans la rue »
Jean-Pierre, qui travaille dans un supermarché n’est pas un habitué des manifs. Impressionné par l’ampleur de la mobilisation, il est venu parce qu’ « il n’y a plus d’opposition politique. Il faut montrer qu’une opposition existe. Sarkozy fait passer les lois qu’il veut, plus liberticides les unes que les autres. Pendant qu’il fait des cadeaux aux banques, il affiche un mépris sans nom pour les salariés. J’espère que le mouvement d’aujourd’hui suffira à lui faire peur. Sinon c’est à Sarkozy de voir s’il veut subir le même sort que Juppé », rigole-t-il
Bernard Thibault: « Il y aura des suites »
Le message est clair : l’alternative serait dans la rue. Reste à savoir si le mouvement se poursuivra, ou trouvera des prolongements politiques.
« C’est évident qu’une journée ne suffira pas » estime Colette, militante Sud-PTT qui se dit prête à repartir battre le pavé. « La mobilisation est forte, il faut qu’elle soit suivie d'autres journées d'actions. Cela dépendra notamment de notre capacité à trouver un mot d’ordre rassembleur ». Après un tel succès de mobilisation, ne rien tenter serait suicidaire. On sait que les syndicats ont mis du temps à se mettre d’accord pour présenter un front unifié pour cette journée du 29 décembre. Elle pourrait être suivie d’autres journées de mobilisations. A la CGT, Bernard Thibault a déjà prévenu : ce n’est pas « un coup de colère passager, il y aura des suites ».
« L'opposition est dans la rue »
Jean-Pierre, qui travaille dans un supermarché n’est pas un habitué des manifs. Impressionné par l’ampleur de la mobilisation, il est venu parce qu’ « il n’y a plus d’opposition politique. Il faut montrer qu’une opposition existe. Sarkozy fait passer les lois qu’il veut, plus liberticides les unes que les autres. Pendant qu’il fait des cadeaux aux banques, il affiche un mépris sans nom pour les salariés. J’espère que le mouvement d’aujourd’hui suffira à lui faire peur. Sinon c’est à Sarkozy de voir s’il veut subir le même sort que Juppé », rigole-t-il
Bernard Thibault: « Il y aura des suites »
Le message est clair : l’alternative serait dans la rue. Reste à savoir si le mouvement se poursuivra, ou trouvera des prolongements politiques.
« C’est évident qu’une journée ne suffira pas » estime Colette, militante Sud-PTT qui se dit prête à repartir battre le pavé. « La mobilisation est forte, il faut qu’elle soit suivie d'autres journées d'actions. Cela dépendra notamment de notre capacité à trouver un mot d’ordre rassembleur ». Après un tel succès de mobilisation, ne rien tenter serait suicidaire. On sait que les syndicats ont mis du temps à se mettre d’accord pour présenter un front unifié pour cette journée du 29 décembre. Elle pourrait être suivie d’autres journées de mobilisations. A la CGT, Bernard Thibault a déjà prévenu : ce n’est pas « un coup de colère passager, il y aura des suites ».
Voir les 47 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72


Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter