2030 : « Green Brother » is watching you
Mercredi 5 Janvier 2011 à 18:01 | Lu 7112 fois I 22 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Dans son édition du 5 janvier, le quotidien gratuit Metro a ouvert ses pages à la fondation Nicolas Hulot. Huit pages d'anticipation qui projettent le lecteur en 2030, dans un monde idéal, ripoliné de vert, transpirant le bio et le recyclé. Le journal ne dit pas si l'animateur s'est finalement lancé dans le combat politique, mais la conquête des cerveaux est incontestable.
A Dacca, la pauvreté a son musée, le thon rouge est sorti de la liste des espèces protégées, Strasbourg inaugure son immeuble biosociable le potager est un art de vivre. Dans ses rêves…de dans 20 ans, le monde de Nicolas Hulot est un vert paradis. En 2030, on ne sait pas si Ariane Mouchkine occupe toujours le théâtre de Vincennes, ou si Séguéla refile des Rolex aux prolos de Neuilly, mais Le syndrome du Titanic, film-flop catastrophiste réalisé par l’animateur d’Ushuaïa, se refait une santé sur les planches avec son adaptation théâtrale qui connaît un triomphe au Trois Baudets. C’est dire l’état des lieux de la planète…
Et pourtant, à l’inverse du roman d’anticipation d’Orwell, dans le quotidien gratuit Metro, le monde d’Hulot est un monde idéal : on jardine, on récupère et on fait son bilan carbone. Sans doute que la police verte veille aux aguets, verbalisant le moindre écart de conduite écolo, envoyant la BAC verte au moindre rejet de gaz carbonique suspect.
Nous n’en saurons rien, l’animateur de TF1 ne fait pas mention du système de répression imaginé pour maintenir l’ordre vert dans sa société idéale.
Hulot préfère régler ses comptes. L’Histoire lui a donné raison. Ainsi lors du désamiantage de l'Académie des Sciences, des ouvriers ont retrouvé « des carnets manuscrits » de l'ex-ministre Claude Allègre.
Celui qui en 2009 qualifiait Nicolas Hulot d' « imbécile » dit « regretter avoir été un marchand de doutes » et promet « de léguer anonymement l'ensemble des droits d'auteur de ses nombreux ouvrages climato-sceptiques aux victimes des exodes climatiques ».
Vingt ans après, Nicolas Hulot, n’a pas oublié ceux qui l’ont fait Roi, accordant une page de publicité dans son quotidien à TF1 « 1er groupe média à obtenir le label diversité ».
Dommage, le journal anticipatoire de Monsieur Hulot ne dit pas si après la présidentielle de 2012, le candidat vert s’est définitivement retiré de la vie politique, a intégré les gouvernement des grands apôtres de l’écologie politique que sont Sarkozy ou DSK, ou si, comme son journal militant le laisse à penser, dans le monde idéalement greenwashé qu’incarne l’intéressé, toute idée d’un débat politique et économique a définitivement quitté l’espace public pour laisser place nette à une pensée verte ripolinée.
Orwell, reviens ! Ils sont devenus écolos !
Et pourtant, à l’inverse du roman d’anticipation d’Orwell, dans le quotidien gratuit Metro, le monde d’Hulot est un monde idéal : on jardine, on récupère et on fait son bilan carbone. Sans doute que la police verte veille aux aguets, verbalisant le moindre écart de conduite écolo, envoyant la BAC verte au moindre rejet de gaz carbonique suspect.
Nous n’en saurons rien, l’animateur de TF1 ne fait pas mention du système de répression imaginé pour maintenir l’ordre vert dans sa société idéale.
Hulot préfère régler ses comptes. L’Histoire lui a donné raison. Ainsi lors du désamiantage de l'Académie des Sciences, des ouvriers ont retrouvé « des carnets manuscrits » de l'ex-ministre Claude Allègre.
Celui qui en 2009 qualifiait Nicolas Hulot d' « imbécile » dit « regretter avoir été un marchand de doutes » et promet « de léguer anonymement l'ensemble des droits d'auteur de ses nombreux ouvrages climato-sceptiques aux victimes des exodes climatiques ».
Vingt ans après, Nicolas Hulot, n’a pas oublié ceux qui l’ont fait Roi, accordant une page de publicité dans son quotidien à TF1 « 1er groupe média à obtenir le label diversité ».
Dommage, le journal anticipatoire de Monsieur Hulot ne dit pas si après la présidentielle de 2012, le candidat vert s’est définitivement retiré de la vie politique, a intégré les gouvernement des grands apôtres de l’écologie politique que sont Sarkozy ou DSK, ou si, comme son journal militant le laisse à penser, dans le monde idéalement greenwashé qu’incarne l’intéressé, toute idée d’un débat politique et économique a définitivement quitté l’espace public pour laisser place nette à une pensée verte ripolinée.
Orwell, reviens ! Ils sont devenus écolos !
Supplément Metro Fondation Hulot.pdf
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