2009, l'année de l'autre économie
Mercredi 30 Décembre 2009 à 07:01 | Lu 7951 fois I 36 commentaire(s)
Bernard Maris - France Inter
Pour l'année 2010, on ne peut espérer qu'une prise de conscience encore plus grande des enjeux écologiques de notre économie. Car, comme nous le dit Bernard Maris de France Inter, l'économie espère une croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées.
Forêt primaire
Il ne s’agit pas de faire un bilan économique, mais de tirer les leçons de 2009 pour l’autre économie : c’est-à-dire cette économie de la solidarité, des coopératives, du commerce équitable, des associations, du microcrédit, du partage, du don, de l’échange libre et sans argent etc...
L’autre économie participe au marché, évidemment, elle vend des produits et des services, mais elle s’efforce de respecter des critères éthiques, environnementaux ou sociaux. Par exemple il y a soixante millions d’humains qui vivent des forêts primaires. L’autre économie dit : respectons leur mode de vie, donc respectons leurs forêts. L’économie normale dirait : non, faisons de ces gens frustes et ignorants des cadres supérieurs et des traders de marché, et offrons leur la possibilité d’acheter des voitures, car la civilisation, le progrès, c’est la mécanisation. Donnons leur accès à la médecine de pointe.
Ceci permet de comprendre que l’autre économie n’est pas une économie ringarde, rétrograde, au contraire : l’un des meilleurs exemples de l’autre économie est le logiciel libre, fondé en amont sur la coopération désintéressée, même si en aval, des entreprises peuvent faire des profits en installant des logiciels issus du libre.
2009 a été une grande année pour l’autre économie sur deux points :
1) la finance a été pointée du doigt, et, il y a eu une tentative de remettre le diable dans sa boîte ; tentative de dire à la finance et aux banquiers qu'elles ne sont pas là pour se développer pour elles-même, mais pour servir les hommes et leurs besoins. Elles sont derrière, et non devant.
2) et deuxième point, Copenhague. Le thème de l’économie verte, de l’économie écologique. L’idée est que l’économie doit être compatible avec quelque chose qui suit un cercle, ou un cycle, et non une droite ; l’eau, par exemple, suit un cycle. Alors que l’économie, elle, a tendance à suivre un chemin exponentiel, une chemin de croissance.
Dans économie il y a « oikos », la maison. Et notre première maison, c’est la terre, bien sûr. Le défi de l’autre économie sera de favoriser le besoin d’innovation et de mouvement de l’homme, et le respect de la maison. Sacré défi, mais l’autre économie a de l’avenir !
La phrase du jour : « Les grandes âmes, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien. Mais c’est une ignorance savante, qui se connaît » Pascal
Retrouvez les chroniques de Bernard Maris sur France Inter
L’autre économie participe au marché, évidemment, elle vend des produits et des services, mais elle s’efforce de respecter des critères éthiques, environnementaux ou sociaux. Par exemple il y a soixante millions d’humains qui vivent des forêts primaires. L’autre économie dit : respectons leur mode de vie, donc respectons leurs forêts. L’économie normale dirait : non, faisons de ces gens frustes et ignorants des cadres supérieurs et des traders de marché, et offrons leur la possibilité d’acheter des voitures, car la civilisation, le progrès, c’est la mécanisation. Donnons leur accès à la médecine de pointe.
Ceci permet de comprendre que l’autre économie n’est pas une économie ringarde, rétrograde, au contraire : l’un des meilleurs exemples de l’autre économie est le logiciel libre, fondé en amont sur la coopération désintéressée, même si en aval, des entreprises peuvent faire des profits en installant des logiciels issus du libre.
2009 a été une grande année pour l’autre économie sur deux points :
1) la finance a été pointée du doigt, et, il y a eu une tentative de remettre le diable dans sa boîte ; tentative de dire à la finance et aux banquiers qu'elles ne sont pas là pour se développer pour elles-même, mais pour servir les hommes et leurs besoins. Elles sont derrière, et non devant.
2) et deuxième point, Copenhague. Le thème de l’économie verte, de l’économie écologique. L’idée est que l’économie doit être compatible avec quelque chose qui suit un cercle, ou un cycle, et non une droite ; l’eau, par exemple, suit un cycle. Alors que l’économie, elle, a tendance à suivre un chemin exponentiel, une chemin de croissance.
Dans économie il y a « oikos », la maison. Et notre première maison, c’est la terre, bien sûr. Le défi de l’autre économie sera de favoriser le besoin d’innovation et de mouvement de l’homme, et le respect de la maison. Sacré défi, mais l’autre économie a de l’avenir !
La phrase du jour : « Les grandes âmes, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien. Mais c’est une ignorance savante, qui se connaît » Pascal
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