11 septembre : Kassovitz débloque, et Revel aussi
Jeudi 17 Septembre 2009 à 15:59 | Lu 43227 fois I 1230 commentaire(s)
Bénédicte Charles-Marianne
Invité de Frédéric Taddeï sur France 3, l'acteur-réalisateur a repris à son compte les thèses conspirationnistes. De quoi faire perdre la tête au journaliste médias de l'Express, qui le compare à Faurisson et accuse Taddeï d'être son complice…
Bienvenue au club, Mathieu ! Après Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, Kassovitz vient de rejoindre les rangs des têtes de pont du show-biz français séduites par les thèses conspirationnistes sur les attentats du 11 septembre.
Invité le 15 septembre dernier, dans l’émission de Frédéric Taddeï « Ce soir ou jamais », à participer à un débat intitulé « Peut-on contester ce que l’on dit du 11 septembre ? », le réalisateur de La Haine s’est lancé dans un long monologue sur les attentats. Le discours se voulait, au départ, très prudent — Mathieu Kassovitz, qui en a un peu plus dans la cervelle que certains de ses homologues, ayant bien compris que le terrain était miné.
L’acteur-réalisateur s’est donc, dans un premier temps, contenté de dire qu’il trouvait légitime de se poser des questions sur le 11 septembre, comme pour tout événement de cette ampleur. Mais peu à peu, encouragé par le silence qui régnait sur le plateau, Kassovitz s’est enhardi. Et envasé dans les habituels syllogismes conspirationnistes, qui confinent bien souvent au délire — du genre « aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone », on nous cache tout, c’est Bush qui a tout fomenté, etc.
Bon. Kassovitz n’est pas le premier, ni le dernier. Le 11 septembre est et restera un bon sujet de délire pour tous les prétentiards paranoïaques qui sont persuadés de détenir LA vérité, à l’inverse du reste de l’humanité, trop bête pour essayer d’aller voir au-delà de la « version officielle ».
Tout ça, c'est la faute à Taddeï
Mais Kassovitz n’est pas le seul mis en cause dans cette histoire. Ainsi, le journaliste « médias » de l’Express, Renaud Revel, attaque-t-il violemment… Frédéric Taddeï , l’animateur de l’émission. Il lui reproche de ne pas « apporter la contradiction sur le plateau », de ne pas « recadrer un tant soit peu le propos d’un Kassovitz en pleine confusion, en pleine politique fiction ». « J’aurai simplement voulu entendre à un moment Taddeï dire à Kassovitz: "Il faudrait peut être arrêter le délire" », écrit encore Revel avant de conclure : « Kassovitz en Faurisson du 11 septembre, il ne manquait plus que cela ».
Etonnant. Personne n’avait songé à s’en prendre à Laurent Ruquier, animateur de l’émission d’Europe 1 au cours de laquelle Bigard avait repris à son compte la théorie du complot. Ni à Xavier de Moulins qui, dans « Paris Dernière » sur Paris Première, a laissé Marion Cotillard délirer sur le sujet.
Etonnant, et injuste. Car Frédéric Taddeï avait convié sur son plateau plusieurs invités qui, tous, ont claqué son beignet à un Mathieu Kassovitz décidément bien seul : Ismail Kadaré, Hélène Cixous, Marin Karmitz se sont livrés à une attaque très virulente des thèses conspirationnistes défendues par l’acteur. Bref, si Taddeï n’est pas sorti de son habituelle réserve, il avait veillé à ce que d’autres se chargent de « recadrer » l’acteur-réalisateur. Alors pourquoi s’en prendre à lui, en laissant entendre qu’il aurait, en fin de compte, délibérément laissé s’exprimer un révisionniste ? Quant à comparer Kassovitz à Faurisson… il faudrait peut-être arrêter le délire, Renaud Revel.
Invité le 15 septembre dernier, dans l’émission de Frédéric Taddeï « Ce soir ou jamais », à participer à un débat intitulé « Peut-on contester ce que l’on dit du 11 septembre ? », le réalisateur de La Haine s’est lancé dans un long monologue sur les attentats. Le discours se voulait, au départ, très prudent — Mathieu Kassovitz, qui en a un peu plus dans la cervelle que certains de ses homologues, ayant bien compris que le terrain était miné.
L’acteur-réalisateur s’est donc, dans un premier temps, contenté de dire qu’il trouvait légitime de se poser des questions sur le 11 septembre, comme pour tout événement de cette ampleur. Mais peu à peu, encouragé par le silence qui régnait sur le plateau, Kassovitz s’est enhardi. Et envasé dans les habituels syllogismes conspirationnistes, qui confinent bien souvent au délire — du genre « aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone », on nous cache tout, c’est Bush qui a tout fomenté, etc.
Bon. Kassovitz n’est pas le premier, ni le dernier. Le 11 septembre est et restera un bon sujet de délire pour tous les prétentiards paranoïaques qui sont persuadés de détenir LA vérité, à l’inverse du reste de l’humanité, trop bête pour essayer d’aller voir au-delà de la « version officielle ».
Tout ça, c'est la faute à Taddeï
Mais Kassovitz n’est pas le seul mis en cause dans cette histoire. Ainsi, le journaliste « médias » de l’Express, Renaud Revel, attaque-t-il violemment… Frédéric Taddeï , l’animateur de l’émission. Il lui reproche de ne pas « apporter la contradiction sur le plateau », de ne pas « recadrer un tant soit peu le propos d’un Kassovitz en pleine confusion, en pleine politique fiction ». « J’aurai simplement voulu entendre à un moment Taddeï dire à Kassovitz: "Il faudrait peut être arrêter le délire" », écrit encore Revel avant de conclure : « Kassovitz en Faurisson du 11 septembre, il ne manquait plus que cela ».
Etonnant. Personne n’avait songé à s’en prendre à Laurent Ruquier, animateur de l’émission d’Europe 1 au cours de laquelle Bigard avait repris à son compte la théorie du complot. Ni à Xavier de Moulins qui, dans « Paris Dernière » sur Paris Première, a laissé Marion Cotillard délirer sur le sujet.
Etonnant, et injuste. Car Frédéric Taddeï avait convié sur son plateau plusieurs invités qui, tous, ont claqué son beignet à un Mathieu Kassovitz décidément bien seul : Ismail Kadaré, Hélène Cixous, Marin Karmitz se sont livrés à une attaque très virulente des thèses conspirationnistes défendues par l’acteur. Bref, si Taddeï n’est pas sorti de son habituelle réserve, il avait veillé à ce que d’autres se chargent de « recadrer » l’acteur-réalisateur. Alors pourquoi s’en prendre à lui, en laissant entendre qu’il aurait, en fin de compte, délibérément laissé s’exprimer un révisionniste ? Quant à comparer Kassovitz à Faurisson… il faudrait peut-être arrêter le délire, Renaud Revel.
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